Actualisé 09.06.2014 à 06:34

Basketball - NBALeBron James prend sa revanche

Trois jours après des crampes qui avaient écourté son match no 1, LeBron James a tourmenté San Antonio dans l'acte II de la finale de NBA. Miami s'est imposé 98-96 et égalise à 1-1 dans la série.

Oubliés les quolibets, moqueries sur internet et autres critiques: «King James» est redevenu le roi avec 35 points, 10 rebonds et une autorité retrouvée. La climatisation du AT&T Centre de San Antonio réparée et le risque de crampes écarté, la star de Miami a fait grimper la température dans cette réédition de la finale 2013 remportée par le Heat en sept matches au terme d'un scénario rocambolesque.

Les Spurs restaient sur huit victoires de suite devant leur public avec un écart minimal de 15 points. Mais les joueurs de Gregg Popovich n'ont jamais été en mesure de faire leur loi dans une rencontre restée indécise jusqu'au bout. Lorsque San Antonio a cru s'envoler vers la victoire en prenant 11 points d'avance dans le deuxième quart-temps (30-11), James a ainsi surgi pour ramener son équipe dans la rencontre en inscrivant trois paniers de suite.

C'est encore James qui offrait la passe décisive à un Chris Bosh (18 points) complètement démarqué pour inscrire un panier primé capital permettant au Heat de prendre définitivement l'avantage à 1'18'' de la fin (95-93). Le MVP des deux dernières finales, aussi remonté en défense qu'en attaque, contrariait ensuite le meneur français des Spurs Tony Parker (21 points, 7 assists) en détournant un ballon crucial en touche.

«Il fallait être costaud et intraitable en défense et en attaque. J'ai la chance d'avoir des coéquipiers qui croient en moi», a expliqué James, qui a inscrit 14 paniers sur 22 tentés en 38' de jeu. «LeBron a fait un grand match et nous n'avons jamais trouvé la bonne réponse pour le contrer. En plus, on a pris des mauvaises décisions dans les dernières minutes», a regretté Popovich.

La victoire du Heat s'explique aussi par le manque de réalisme des Spurs (11 ballons perdus, 42,9% de réussite au tir). Symboles de la faillite de la franchise texane, ces quatre lancers-francs consécutifs ratés par Parker et Tim Duncan, auteur du 157e "double double" de sa carrière en play-off (record de Magic Johnson égalé) avec 18 points et 15 rebonds, alors que leur équipe menait de deux points (87-85) à moins de 7' du terme.

La finale 2014 se déplace désormais à Miami pour deux matches (mardi et jeudi) qui pourraient changer complètement la donne. «Quand on laisse passer sa chance comme cela contre une équipe comme Miami, cela peut être mortel», a fait remarquer l'Argentin Manu Ginobili.

(si)

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