Toujours plus d'enfants font l'école à la maison

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VaudL’école à la maison a le vent en poupe, mais les règles vont se durcir

Comme ailleurs en Suisse, le canton de Vaud voit le nombre d’élèves scolarisés à domicile bondir. Plus permissif, il devrait opérer un durcissement de politique.

par
Yannick Weber
Ce ne sera bientôt plus aussi simple de scolariser sa descendance à domicile.

Ce ne sera bientôt plus aussi simple de scolariser sa descendance à domicile.

Tamedia

Le phénomène est le même dans la plupart des cantons qui autorisent des parents à scolariser leurs enfants à domicile: le nombre d’élèves à la maison augmente, et vite. Dans le canton de Vaud, ils étaient 759 en 2021, contre 220 en 2013. Le Canton constate «une augmentation annuelle d’environ 20% depuis 2013». Pour la rentrée 2022, le nombre n’est pas connu, notamment parce que le régime vaudois est très souple, comparé à celui de Genève, par exemple (lire encadré).

Ce qui se fait ailleurs

Sortir un enfant de l’école ne nécessite qu’une annonce, et les parents ne procèdent parfois qu’après la rentrée. Mais les choses devraient changer. Un avant-projet de loi, mis en consultation sous la direction de l’ancienne conseillère d’État Cesla Amarelle, visait à passer du système «de déclaration», à un système «d’autorisation». Les parents devront prouver lors du processus qu’ils ont «un niveau de formation suffisant», fixé à un titre du secondaire II ou équivalent.

Possible en langue étrangère

Il s’agit, entre autres, de «protéger l’enfance et la jeunesse contre les emprises religieuses ou sectaires mettant en cause les chances d’intégration sociale, le droit à la liberté sexuelle et le libre choix du partenaire de vie», écrivait le Canton. À noter que l’enseignement pourra se faire dans une autre langue que le français, mais le programme devra alors inclure l’enseignement du français comme langue secondaire.

La consultation est désormais terminée et des avis négatifs ont surgi (lire ci-dessous). Le projet de loi peut encore être adapté, notamment avec l’arrivée du nouveau conseiller d’État Frédéric Borloz, et le Parlement pourrait s’en saisir d’ici au début de l’année prochaine.

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