Actualisé 12.10.2016 à 09:28

Genève

Légalisé, «le cannabis se substitue à l'alcool»

Ethan Nadelmann, l'un des pionniers américains de la dépénalisation du chanvre, est de passage au bout du lac.

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Du cannabis en vente libre au Colorado, aux Etats-Unis, en août 2016.

Du cannabis en vente libre au Colorado, aux Etats-Unis, en août 2016.

photo: Keystone/AP/Brennan Linsley

L'Etat du Colorado, aux Etats-Unis, a légalisé le cannabis en 2014. Ethan Nadelmann, figure américaine du mouvement pour la dépénalisation de cette drogue douce, s'exprimera jeudi à Genève, à la Maison de la paix. Il a tiré dans «Le Temps» un premier bilan de cette expérience. Selon lui, les mineurs ne consomment pas plus de marijuana depuis qu'elle est en vente libre. En revanche, une hausse est observée chez les adultes entre 40 et 70 ans. Ils s'y intéressent à nouveau alors que le marché noir les rebutait.

Il ajoute que «les frontières entre l'usage récréatif et médical se brouillent». L'herbe remplace parfois les somnifères, mais aussi le verre pour se détendre après le travail. D'une manière générale, «le cannabis se substitue de plus en plus à la consommation d'alcool, plus dangereuse», indique Ethan Nadelmann. Il observe encore que, dans les Etats où il est légal, le nombre d'overdoses d'héroïne a chuté. «Il semble qu'il y ait un remplacement des opiacés par la marijuana.»

Les effets et risques du cannabis

Sur son site, Addiction Suisse rappelle qu'à court terme et à faible dose, la consommation de cannabis peut entraîner un sentiment d'apaisement. Mais un usage à long terme, met en garde Addiction Suisse, peut amener des problèmes psychiques (p.ex. psychose) et physiques (p.ex. des effets négatifs sur les systèmes respiratoire et cardiovasculaire).

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