Actualisé 07.03.2006 à 18:47

Légère diminution du chômage en Suisse

Le nombre de personnes inscrites auprès des offices du travail a diminué de 4105 par rapport à janvier, à 150 099. Le taux de chômage calculé par le Secrétariat à l'économie (seco) a baissé de 3,9 à 3,8 %.

L'ensemble des demandeurs d'emploi inscrits (chômeurs et non- chômeurs) a également reculé, à 218 394 personnes, soit 3431 de moins que le mois précédent, a relevé le seco mardi dans sa statistique mensuelle. Le nombre de places vacantes annoncées aux offices du travail a parallèlement crû de 1684 unités, à 10 971.

«Ces chiffres représentent une véritable et nette diminution», a dit à l'ATS Jean-Luc Nordmann, responsable de la direction Travail du seco. Le recul de février est «nettement plus marqué que lors du même mois des deux années précédentes, où le chômage avait même progressé».

Reprise conjoncturelle

M. Nordmann a par ailleurs relevé que les facteurs saisonniers - à savoir essentiellement dans la construction et la restauration - n'ont que partiellement influencé le recul. «Une diminution du chômage est perceptible dans tous les secteurs, un signe de reprise conjoncturelle». Il voit aussi un indice positif dans la progression du nombre de places vacantes.

En chiffres absolus, le nombre de chômeurs inscrits reste proche des moyennes annuelles relevées en 2004 (153 091 personnes) et 2005 (148 537). Mais il n'en reste pas moins que la baisse de février est la plus marquée depuis 1998.

Le chômage partiel, soit les réductions d'horaires de travail, reste aussi à un très bas niveau. En janvier (derniers chiffres disponibles) il n'a touché que 149 entreprises contre 279 un an plus tôt, et le nombre d'heures perdues s'est affiché à 94 179, à comparer aux 205 239 heures en janvier 2004.

Pour la période mars-juin, M. Nordmann table sur un recul «marqué» des chiffres du chômage, un élan qui devrait toutefois être freiné en juillet avec l'arrivée sur le marché des jeunes en fin de formation. Mais «tout laisse croire que le taux de chômage sur l'ensemble de l'année descendra sous les de 3,5 % pronostiqués.»

Suisse romande

Le recul du chômage observé en février par rapport à janvier est de 2,7 % pour l'ensemble de la Suisse, représentant 23 904 nouvelles entrées et 28 009 sorties. Il a été plus marquée en Suisse romande et au Tessin (- 3,1 %) qu'en Suisse alémanique (-

2,4 %).

Mais les cantons latins - Fribourg excepté - restent à des taux de chômage nettement supérieurs à la moyenne nationale, avec Genève toujours en tête (15 971 personnes/taux de 7,2 %), suivi par Vaud (17 658/5,3 %). Viennent ensuite Neuchâtel (3915/4,5 %), le Valais (6020/4,4 %), le Jura (1453/4,2 %) et Fribourg (4296/3,4 %).

A l'exception du Valais où pour des raisons essentiellement saisonnières le taux de chômage a fortement baissé de 0,6 point, et du Jura où il a décru de 0,2 point, ces cantons romands montrent des baisses de 0,1 point. Berne pour sa part présente un taux de chômage de 2,9 % en février (- 0,1 point), avec 15 295 personnes enregistrées.

Au plan national, le chômage des jeunes reste aussi nettement supérieur à la moyenne, à plus de 6 % pour les 20-24 ans, les plus affectés. Mais il a quand même reculé de 3,9 points comparé à janvier pour cette tranche d'âge.

Fins de droits

Par ailleurs, selon les données provisoires fournies par les caisses de chômage, 3337 personnes avaient épuisé leurs droits aux allocations-chômage en décembre (derniers chiffres disponibles). Sur l'ensemble de 2005, la moyenne mensuelle provisoire des fins de droits s'inscrit ainsi à 3166 personnes (3136 en 2004), le chiffre le plus élevé depuis 1998.

(ats)

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