Slovénie: Législatives en Slovénie: le centre-droit sur la sellette
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SlovénieLégislatives en Slovénie: le centre-droit sur la sellette

Les bureaux de vote ont ouvert dimanche matin en Slovénie pour les élections législatives.

Alors que le premier ministre Janez Jansa est accusé de corruption, la gauche espère reconquérir le pouvoir après quatre années de gouvernement de centre-droit.

Les bureaux de vote ont ouvert à 07h00 et fermeront à 19h00. Les premiers sondages sur les résultats à la sortie des bureaux de vote sont attendus vers 19h15, tandis que les premières estimations sont attendues plus tard dans la soirée.

Au total 1,7 million d'électeurs sont appelés à voter. Sur les 90 sièges à pourvoir, 88 seront remportés par des élus de partis politiques et deux reviendront respectivement aux minorités hongroise et italienne.

Le dernier sondage rendu public accordait 25% des voix au Parti Démocrate Slovène (SDS) de Janez Jansa devant le principal parti d'opposition de centre-gauche SD (ex-communistes - 22,4%).

Pourtant, la formation du chef du gouvernement est loin de son score de 29,09% qui l'avait porté au pouvoir en 2004. En outre, deux de ses partenaires de la coalition gouvernementale - le Parti du Peuple Slovène (SLS, centre-droit) et le parti Nouvelle Slovénie (SNS, centre-droit) - ne sont pas assurés d'obtenir les 4% nécessaires pour être représentés au parlement.

Dans l'opposition, le SD a reçu le soutien des libéraux du Parti de la Démocratie Libérale (LDS) et du nouveau parti Zares. La baisse du taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB), d'un taux record de 6,8% en 2007, à 4,4% cette année, et la forte hausse des prix (6% en août sur un an, soit le taux le plus élevé de la zone euro) ont dominé la campagne électorale.

Enfin, la télévision publique finlandaise a accusé Janez Jansa d'avoir touché des pots-de-vin du groupe de défense finlandais Patria, qui a remporté en 2006 le plus gros contrat militaire jamais signé par Ljubljana, accusées qualifiées «d'absurdes» par le Premier ministre.

Depuis la déclaration d'indépendance en 1991, la petite république alpine a rejoint l'Union européenne et l'Otan en 2004 et a été admise dans la zone euro en 2007.

(ats)

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