Danemark: Lego veut conquérir le monde
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DanemarkLego veut conquérir le monde

Le célèbre fabricant de briques à empiler est devenu cette année le numéro un mondial du jouet.

A l'approche de Noël, son directeur général Jørgen Vig Knudstorp explique pourquoi il est très optimiste pour les ventes de l'entreprise familiale danoise à l'heure du numérique.

Il y a dix ans, Lego était en grave difficulté. Aujourd'hui, vous êtes devenus numéro un mondial en doublant Mattel et vous ouvrez un nouveau bureau régional à Londres. Comment avez-vous réussi ce redressement?

Quand nous avons eu des difficultés, j'ai commencé à recevoir des lettres de clients me disant «s'il vous plaît, ne mourrez pas». Donc j'ai compris que l'on tenait quelque chose avec la marque et le produit, mais que l'entreprise était mal gérée. Nous nous étions trop dispersés, pas assez concentrés. Donc j'ai vraiment mis l'accent sur l'amélioration de la discipline opérationnelle, comme d'avoir le bon produit au bon moment, le fabriquer pour moins cher, être capable de répondre à la demande des magasins. Et on a aussi relancé l'innovation en travaillant avec des enfants pour faire des produits qui leur plaisent plus.

Nous nous sommes rendus compte que Lego possède un attrait universel. Des enfants aiment Lego dans le monde entier, notre chance à saisir est de l'apporter à chaque enfant dans chaque pays. Pour cela, nous devons attirer des employés plus divers et internationaux que ceux de notre siège de Billund au Danemark. Ici, à Londres, nous devons être capables d'attirer des gens avec des nationalités et des profils divers.

C'est aujourd'hui le «black Friday» aux Etats-Unis et nous approchons de Noël: êtes-vous confiant pour vos ventes malgré l'environnement économique difficile dans certains pays? Quels sont vos nouvelles terres de conquêtes pour l'avenir?

Nous nous attendons de nouveau à une année très solide pour le groupe Lego. Pour l'instant nous avons atteint une progression de 15% de nos ventes en monnaie locale au premier semestre et je pense bien que nous continuerons à bénéficier de cet élan pour la période de Noël.

Nous n'avons pas encore conquis l'Asie, où nous avons encore beaucoup de potentiel de croissance. Donc je pense que nous allons énormément nous concentrer sur l'Asie pendant de nombreuses années. Je vois aussi plus de potentiel au Moyen-Orient et en Afrique à long terme. Il y a aussi l'Amérique Latine, où je trouve que nous ne faisons pas encore un assez bon travail.

Comment Lego peut-il rester pertinent à l'âge numérique? Est-ce que vous pensez que l'entreprise existera toujours dans cinquante ans?

Le numérique a été une grande opportunité pour Lego. Nous avons l'un des jeux vidéo les plus populaires, nous avons aussi touché de plus en plus de clients sur les réseaux sociaux, où les fans de Lego se rassemblent comme jamais auparavant.

Dans le passé, les enfants regardaient la télévision puis jouaient aux Lego. Aujourd'hui, ils jouent avec leurs tablettes et avec leurs Lego. La raison, c'est que de nombreux enfants, et aussi des adultes, veulent une vraie expérience physique. Vous pouvez comparer la brique de Lego au football: c'est une expérience tellement gratifiante. Même si on aime regarder le foot ou y jouer sur une PlayStation, ce n'est jamais la même chose que de courir sur le terrain et taper dans le ballon.

Je suis convaincu que Lego sera toujours là, que la brique va rester pendant des siècles, parce que c'est quelque chose de fondamental comme de jouer au football, de lire un bon livre ou de raconter des histoires. C'est quelque chose qui sera toujours là. (ats)

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