Genève - Léman Express: «Les gens vont reprendre la voiture»
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GenèveLéman Express: «Les gens vont reprendre la voiture»

Le train franco-suisse a encore subi des perturbations la semaine dernière. Un usager dit son ras-le-bol à la longue.

par
Léonard Boissonnas
Les défaillances sont analysées par Lémanis, les CFF et la SNCF. 

Les défaillances sont analysées par Lémanis, les CFF et la SNCF. 

AFP

«Ça ne devient plus possible», s’exclame Cédric, qui prend le Léman Express à Saint-Pierre-en-Faucigny (F) pour se rendre à son travail à Genève. En cause: les nombreux retards et suppressions de trains qui, selon lui, minent les usagers.

«Il y a encore eu des perturbations mercredi et vendredi, relate-t-il. De temps en temps, je ne dis pas, mais là, c’est trop fréquent. Ce n’est plus possible d’arriver en retard au travail deux à trois fois par semaine. Ma femme a été sommée par son employeur de trouver une autre solution. Les gens vont reprendre leur voiture. C’est dommage.»

Chien sur les voies, problème de porte

L’exploitant, Lémanis, indique que les perturbations peuvent être dues à des problèmes techniques ou des incidents externes divers et que ses équipes se mobilisent chaque jour pour les résoudre. Mercredi, un chien sur les voies de la ligne L3 a ralenti les convois et entraîné des retards. Vendredi, les clients ont dû changer de train à Annemasse (F) après un problème de fermeture de porte, mais cela «n’a pas entraîné de retard pour la suite du trajet».

Selon Lémanis, depuis le retour au trafic normal le 5 avril, les annulations sont «restées stables» et «le nombre de trains en retard à la gare destinataire est inférieur en avril à celui de mars». Enfin, une task force avec les CFF et la SNCF analyse chaque semaine tous les retards importants et suppressions, afin de «prendre des mesures d’améliorations communes et rapides sur les problèmes rencontrés sur le réseau Léman Express.»

Série noire

Le Léman Express a connu de nombreux problèmes depuis son lancement en décembre 2019. Une grève des cheminots français et des couacs techniques ont marqué ses débuts, avant l’arrivée de la pandémie. Celle-ci a notamment entraîné des retards dans la formation de cheminots suisses et une diminution de l’offre, qui est revenue à la normale début avril seulement.

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