Actualisé 01.06.2015 à 11:40

GenèveLemanis, Reflex, Léman express ou Ceva express?

Internautes et pendulaires peuvent dès le 1er juin voter pour choisir le nom du futur réseau express régional.

de
Marine Guillain
Les bornes ont été installées lundi 1er juin dans la gare Cornavin.

Les bornes ont été installées lundi 1er juin dans la gare Cornavin.

«C'est un formidable projet ferroviaire, avec 230 km de lignes et 45 gares, qui reliera près d'un million d'habitants. C'est au peuple d'en choisir le nom!» Le conseiller d'Etat genevois chargé des transports Luc Barthassat a dévoilé lundi les quatre propositions de nom pour le futur réseau express transfrontalier: CEVA EXPRESS, LEMAN EXPRESS, LEMANIS ou REFLEX (pour réseau ferré Léman express). Toutes les personnes concernées par le futur réseau peuvent se prononcer en ligne, ou utiliser les bornes de la gare Cornavin, devant le guichet d'information. La consultation va durer jusqu'au 15 juin. Le nom choisi sera communiqué quatre jours plus tard.

«C'est la preuve que ce n'est plus un projet, c'est une réalité et une révolution dans le monde de la mobilité, s'est réjoui le conseiller régional de Rhône-Alpes Christian Dupessey. La population doit s'approprier ce nouveau mode de transport.» Le coût de la campagne pour promouvoir le futur réseau s'élève à environ 30'000 fr.

«Un joli gadget marketing»

«Le nom c'est bien, de bonnes conditions de travail c'est mieux!» Le Syndicat du personnel des transports (SEV) s'est fendu d'un communiqué ce lundi, dans lequel il fustige que cette histoire de nom «résonne comme un joli gadget marketing».

«Les autorités ne disent rien des conditions de travail qui seront en vigueur sur le RER», déplore le syndicat. Les mécaniciens qui conduiront les futurs trains, les agents de train et ceux qui entretiendront et nettoieront les véhicules devront avoir des conditions de travail identiques à celles de la CCT CFF SA, avec un contrat de travail CFF, juge le SEV: «Il n'est pas imaginable que le développement de la région se fasse en prétéritant les conditions de travail.» Le syndicat insiste sur le fait que les conditions de travail des salarié-e-s qui exerceront sur territoire Suisse ne devront pas se détériorer.

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