États-Unis: L’énigmatique «chant» du Golden Gate

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États-UnisL’énigmatique «chant» du Golden Gate

Certains habitants de San Francisco entendent d’étranges bruits émanant du célèbre pont. Ils vont devoir s’y habituer.

par
joc

Depuis quelques jours, les habitants de San Francisco (Californie) sont les témoins auditifs d’un surprenant phénomène résonnant plusieurs kilomètres à la ronde. Quand le vent souffle fort, il semble qu’il parvienne à faire «chanter» le célèbre pont du Golden Gate. «J’ai du mal à décrire ce son. Au début, on aurait dit un carillon. Ensuite, c’était comme lorsque l’on souffle dans une bouteille de bière. Puis, comme dans plusieurs bouteilles de bière, parce qu’il y avait différentes tonalités», décrit Brianne, interrogée par CBS.

Osa, qui traverse régulièrement l’ouvrage à vélo, a peu apprécié l’expérience. «Oui, je crois que c’était la semaine dernière et j’ai un peu flippé. J’ai cru que le pont était en train de s’effondrer», raconte-t-elle. «Nous avons entendu quelque chose de très triste, comme un didgeridoo ou une chanson méditative», se souvient pour sa part Shirin, qui visite souvent le Golden Gate. «Fantomatique», «mélancolique», «apaisant», inquiétant… ce son n’a pas le même effet sur tout le monde.

Des travaux en cours

Ce phénomène n’a pourtant rien de magique. Des travaux ont en effet été réalisés il y a quelque temps pour rendre l’ouvrage plus aérodynamique. «Lors d’un projet de rénovation, nous avons remplacé une grande partie de la rampe ouest, afin que le pont résiste mieux aux vents très forts», indique Paolo Cosulich-Schwartz, porte-parole du district du Golden Gate Bridge.

Vendredi, jour où Éole était particulièrement en forme, ce son était facilement audible. «Nous savions que le bruit serait plus fort en période de grands vents. Mais, en réalité, il est tout le temps présent. Il se fait juste moins entendre quand le vent est faible», précise le porte-parole. Les habitants vont devoir s’habituer aux nouvelles manifestations sonores émanant du célèbre pont: les travaux ne sont pas encore achevés et quand ce sera le cas, «ce son risque d’être encore plus fort», prévient Paolo Cosulich-Schwartz.

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