France/Suisse - Enlèvement de Mia: un sixième homme «activement recherché»
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France/SuisseEnlèvement de Mia: un sixième homme «activement recherché»

Cinq des suspects ayant perpétré le rapt de la fillette de 8 ans, conçu comme une «opération militaire», sont écroués. Un sixième individu est recherché.

Le procureur de la République française François Pérain.

Le procureur de la République française François Pérain.

AFP

Les auteurs présumés de l’enlèvement de la petite Mia ont conçu le rapt «comme une opération de type militaire» conduite «de manière déterminée», a déclaré le procureur de la République de Nancy François Pérain.

Ces cinq hommes, qui «ont reconnu les faits devant les enquêteurs», sont poursuivis pour «enlèvement en bande organisée d’une mineure de (moins de) quinze ans et association de malfaiteurs», a précisé le procureur de la République de Nancy François Pérain.

Parmi les ravisseurs présumés, âgés de 23 à 60 ans et appréhendés en fin de semaine à Paris et dans sa banlieue ainsi qu’en Meurthe-et-Moselle et dans le Doubs, un seul, surnommé «Jeannot» n’a pas été écroué mais placé sous contrôle judiciaire.

Il a reconnu avoir conduit ses complices dans les Vosges mais n’a pas participé à l’enlèvement proprement dit, a indiqué François Pérain.

Un sixième homme, considéré par les enquêteurs comme l’un des ravisseurs de Mia n’a, lui, pas encore été identifié et reste activement recherché, selon le magistrat.

«L’expédition» a été organisée avec une «phase préparatoire», a détaillé le procureur de la République de Nancy. Pendant cette phase, l’un des protagonistes, surnommé «Bouga» sur les réseaux sociaux, avait «acheté des talkies-walkies et des téléphones portables».

3000 euros

«Un budget de 3000 euros (3300 francs environ) a été dégagé pour assurer les frais courants, l’essence, les péages... mais également pour qu’une partie de cet argent soit remise à la mère de l’enfant», a-t-il encore relaté.

Les suspects, «plutôt insérés socialement et qui ne sont pas connus de la justice», se sont «rencontrés via les réseaux sociaux et partagent une même communauté d’idées», a poursuivi le magistrat. «Ils sont contre l’État et mobilisés contre ce qu’ils appellent la dictature sanitaire», a-t-il encore indiqué.

Pour rappel, Mia, 8 ans, enlevée mardi dans les Vosges au domicile de sa grand-mère maternelle, a été retrouvée ce dimanche «en bonne santé» et en compagnie de sa mère qui avait commandité son enlèvement, à Sainte-Croix (VD). L’opération a été saluée par le ministre de l’Intérieur français Gérald Darmanin.

(AFPE)

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