Actualisé 05.10.2020 à 10:14

BanquesL’entreprise de logiciels bancaires Avaloq rachetée par NEC

Le groupe informatique japonais NEC s’est emparé de 100% des actions des propriétaires d’Avaloq, basée à Freienbach, pour 2,05 milliards de francs.

Le groupe informatique japonais NEC achète l’entreprise suisse de logiciels informatiques Avaloq (archives).

Le groupe informatique japonais NEC achète l’entreprise suisse de logiciels informatiques Avaloq (archives).

KEYSTONE/AP/SHIZUO KAMBAYASHI

Le développeur de logiciels bancaires Avaloq se fait racheter par le conglomérat japonais de technologies de l’information NEC Corporation. L’opération valorise la société schwytzoise à 2,05 milliards de francs. Jusqu’ici, Avaloq était détenu à 45% par le fonds new-yorkais Warburg Pincus, le reste étant en mains des fondateurs et des employés.

«L’équipe d’Avaloq est ravie de rejoindre le groupe NEC (...) qui nous épaulera dans l’extension de notre présence géographique à travers la planète», affirme son directeur général Jürg Hunziker, cité dans le communiqué.

Avaloq restera sis en Suisse et continuera à opérer sous sa propre identité. Le changement de propriétaire ne doit pas non plus affecter les effectifs. La finalisation de la transaction doit survenir d’ici le mois d’avril prochain.

Il n’y aura pas d’IPO

Fondateur en 1985 de l’entreprise, Francisco Fernandez assure avoir trouvé le meilleur repreneur possible pour Avaloq. «Mon objectif était de trouver un partenaire et propriétaire qui pourra faire croître et prospérer Avaloq pour de nombreuses années», explique le président.

NEC constituera avant tout un soutien dans la conquête de l’archipel nippon, mais peut aussi apporter avec sa présence internationale une caution auprès des banques, relève la Banque cantonale de Zurich (ZKB). L’établissement zurichois estime toutefois que l’opération demeurera dans l’immédiat sans effet sur la concurrence entre Avaloq et son homologue genevois Temenos.

Ce rachat sonne le glas de projets d’introduction en Bourse maintes fois repoussés, relève pour sa part Bryan Garnier. Le courtier irlandais calcule que la valorisation d’Avaloq ne représente que 3,4 fois son chiffre d’affaires de 2019, quand celle de Temenos constitue un multiple de onze de cet étalon de mesure.

Cette nouvelle ne semblait guère porter l’action Temenos, qui présentait la plus forte baisse d’un SLI en progression de 0,47%. A 10h10, la nominative du groupe genevois cédait 0,8% à 117,50 francs.

(ATS/NXP)

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