Football féminin – Léonie Fleury: «C’est un beau cadeau d’anni, mais ça va être dur»
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Football fémininLéonie Fleury: «C’est un beau cadeau d’anni, mais ça va être dur»

Ce mercredi, Servette Chênois défie Wolfsburg en Women’s Champions League (18h45). La Française, qui vient de fêter ses 25 ans, se confie avant ce grand rendez-vous.

par
Florian Paccaud
(Wolfsburg)
Léonie Fleury, qui a prolongé son contrat jusqu’en 2023, se plait au sein du club genevois.

Léonie Fleury, qui a prolongé son contrat jusqu’en 2023, se plait au sein du club genevois.

Eric Lafargue

Battu lors de son premier match de phase de groupes par la Juventus (0-3), le Servette FCCF a rendez-vous ce mercredi avec Wolfsburg (18h45). Les Allemandes, qui ont disputé 5 finales de Ligue des champions depuis 2013, figurent parmi les meilleures équipes du continent. Léonie Fleury, arrivée au bout du lac il y a deux saisons, a soufflé ses 25 bougies ce lundi. L’occasion de faire le point avec la native d’Annecy.

Léonie Fleury, jouer ici à Wolfsburg, c’est un joli cadeau?

Bien sûr, c’est un beau cadeau. Mais cela va être très difficile. Nos adversaires sont toutes professionnelles, c’est un autre monde, elles évoluent un univers au-dessus. Mais c’est également une chance de les affronter. A nous de profiter au maximum de ces moments.

Outre leurs deux Ligues des champions, elles ont aussi gagné à 6 reprises le championnat et 8 fois la Coupe d’Allemagne. Comment ne pas être impressionnée par un tel palmarès?

C’est compliqué. On joue contre une équipe de classe internationale. Mais le sort a fait qu’on tombe contre elles. Et on mérite d’être ici. Nous nous sommes battues pour nous qualifier parmi les 16 meilleures équipes d’Europe. Cela va être une superbe expérience.

Vous jouez Wolfsburg en C1, puis ensuite un match très important contre Grasshopper dimanche en championnat. Comment se trouve l’équipe, avant ces deux échéances?

Très bien. C’est vrai qu’avec le championnat, la Coupe, et la Ligue des champions, cela fait beaucoup (ndlr: Servette Chênois dispute 5 matches entre le 2 et le 17 octobre). Mais le staff fait un excellent travail et nous sommes en forme, tant mentalement que physiquement.

En plus, vous travaillez également à côté du football. Cela doit faire beaucoup…

Oui, je travaille dans un restaurant qui est partenaire du club. Du coup, j’arrive à m’arranger pour pouvoir exercer ma passion. J’ai une sorte de 80% annualisé. Mais je dois faire des heures supplémentaires pour me libérer. Certaines semaines, je bosse à 30%, et d’autres à plus que 100%. C’est un rythme à prendre, mais c’est vrai que ce n’est pas tous les jours facile. Je trouve que j’ai quand même de bonnes conditions. Et la grande majorité de mes coéquipières sont dans le même cas que moi.

Est-ce que vous pensez qu’en Suisse, la situation des footballeuses va s’améliorer?

On tend à la professionnalisation, petit à petit. Grâce aux bons résultats, on gagne en médiatisation. Et on attire plus de sponsors. La situation progresse doucement. On va dans la bonne direction, même s’il y a encore du boulot.

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