Actualisé 03.07.2012 à 14:13

Raffinerie de Cressier (NE)Les 270 employés bientôt au travail

Varo Energy Holding va reprendre les 270 collaborateurs de la raffinerie de Cressier (NE) aux mêmes conditions de travail que celles offertes précédemment par Petroplus.

La raffinerie est à l'arrêt depuis la mi-janvier.

La raffinerie est à l'arrêt depuis la mi-janvier.

Les activités vont redémarrer dans la 2e quinzaine de juillet, a indiqué mardi Varo Energy Holding qui n'a toujours pas voulu dévoiler à la presse réunie à Cressier le montant de la transaction.

La vente de la raffinerie et de ses actifs a été formalisée vendredi dernier. En proie à de graves problèmes financiers, le groupe zougois Petroplus avait dû se séparer de ses cinq raffineries en Europe, dont celle de Cressier (NE).

La société Varo Energy Holding a été fondée en vue de la reprise des installations de Cressier. Elle est le résultat d'un partenariat conclu entre Vitol SA, géant du négoce pétrolier employant 180 personnes à Genève (participation à hauteur de 75%), et Atlas Invest, groupe d'investissement privé (25%).

Sur le même modèle

Sur le plan opérationnel, la raffinerie de Cressier fonctionnera sur le modèle qui était le sien au sein du groupe Petroplus, a indiqué Gérard Delsad, administrateur de Vitol. Selon lui, la reprise des activités correspond à une extension de Vitol vers un marché de niche permettant d'optimiser la chaîne d'approvisionnement.

Les activités de raffinage porteront sur une part importante de pétrole brut en provenance d'Afrique de l'Ouest, a précisé Gérard Delsad. Selon lui, Varo Energy Holding va mettre l'accent sur la gestion des risques et la préservation des marges bénéficiaires sur le raffinage.

9000 tonnes de brut par jour

Avant sa reprise par Petroplus en mai 2000, la raffinerie de Cressier avait été construite et mise en service par Shell en 1966, a rappelé Gilles Vollin, directeur de la raffinerie. La capacité de traitement des installations de Cressier s'élève à 9000 tonnes de brut par jour.

Avec la raffinerie de Collombey (VS), celle de Cressier assure le 40% des besoins du marché suisse en produits pétroliers. Selon Gilles Vollin, les installations situées à l'est de Neuchâtel produisent du diesel, du mazout et de l'essence à basse teneur en soufre.

Autorités satisfaites

«On se réjouit de revoir la flamme sur la cheminée de la raffinerie», a indiqué pour sa part le conseiller d'Etat Thierry Grosjean. Le chef de l'économie publique neuchâteloise a souligné l'excellente coopération avec les autorités fédérales afin de préserver l'emploi pendant les six mois où les installations de raffinage ont été mises en veilleuse.

Le président de la commune de Cressier, Jean-Bernard Simonet, a également affiché sa satisfaction en regard de la reprise des activités. La raffinerie et ses employés représentent une part importante du patrimoine communal, sur le plan social comme au niveau du revenu fiscal. (ats)

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