Accord UBS: Les acteurs vivement critiqués
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Accord UBSLes acteurs vivement critiqués

UBS, le Conseil fédéral et les Etats-Unis en ont pris pour leur grade jeudi lors du débat sur l'accord avec Washington concernant l'UBS.

Une vingtaine d'orateurs ont tenu à prendre la parole.

En sus de faire valoir leurs positions partisanes concernant ce traité, les sénateurs ont aussi exprimé leurs critiques face à la manière dont toute l'affaire s'est déroulée. L'UBS a commis des actes illégaux durant de longues années de manière réfléchie aux Etats-Unis. Mais les autorités suisses, le Conseil fédéral, n'ont répondu qu'avec retard et en commettant des erreurs, a lancé Alain Berset (PS/FR).

Selon lui, la transmission de données bancaires aux Etats-Unis telles qu'elle est prévue dans l'accord passé le 19 août 2009 viole le droit suisse. Or Washington doit respecter le fait que la Suisse est un Etat de droit. Dans d'autres conditions, le Parlement n'accepterait pas un tel accord, a poursuivi le socialiste.

Dick Marty (PLR/TI) n'a quant à lui pas hésité à traiter les cadres de l'UBS d'association de malfaiteurs animés par un appétit de prédateurs. Mais selon lui, il serait trop facile d'attribuer la seule responsabilité de toute l'affaire à la grande banque et au Conseil fédéral.

La Suisse doit faire son auto-critique en matière de secret bancaire et de bonus versés aux managers. Ainsi que de la façon dont elle cède si facilement face à Washington, a commenté le Tessinois citant les affaires Tinner, Polanski ou des prisons de la CIA.

Mais pas question, pour lui, de refuser l'accord, comme ont menacé plusieurs orateurs de gauche. «Dire non, c'est protéger les gros fraudeurs. Et j'ai de la peine a évoquer l'Etat de droit pour les protéger».

Plusieurs voix se sont aussi élevées pour demander qu'UBS change d'attitude. Si elle était une petite entreprise, personne n'aurait levé le petit doigt, a souligné Bruno Frick (PDC/SZ). La grande banque, vu sa taille et son importance pour l'économie suisse, bénéficie de facto d'une sorte de garantie d'Etat. En contrepartie, elle doit payer de sa personne, a estimé le Schwyzois.

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