Yverdon-les-Bains (VD) – Les actions des syndicalistes pourraient leur coûter cher
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Yverdon-les-Bains (VD)Les actions des syndicalistes pourraient leur coûter cher

Trois anciens employés d’Unia se sont retrouvés au tribunal, ce lundi, pour avoir défendu des électriciens en 2018.

par
Jérôme Genet
Des syndicalistes sont venus soutenir leurs camarades.

Des syndicalistes sont venus soutenir leurs camarades.

20min/Jérôme Genet

Alors que leur mission consiste habituellement à défendre des travailleurs, ce sont bien des ex-employés du syndicat Unia qui se sont retrouvés sur le banc des accusés, à Yverdon-les-Bains. En 2018, ces trois secrétaires syndicaux s’étaient battus aux côtés d’électriciens d’une entreprise du Gros-de-Vaud qui réclamaient le paiement de frais et d’heures supplémentaires. Les 85’000 francs en jeu ont depuis lors été payés.

Des actions licites ou illicites?

À l’époque, les syndicalistes avaient notamment organisé des piquets de grève sur des chantiers à Yverdon-les-Bains et Treycovagnes, et envoyé au patron une lettre au ton menaçant. Le déroulement d’une manifestation publique autorisée à Lausanne fait aussi partie des cas. L’enjeu pour le Tribunal de police sera de déterminer si ces faits qui se sont déroulés de janvier à juin 2018 étaient licites ou non. En plus des peines pécuniaires requises, c’est surtout l’inscription dans leur casier judiciaire qui risque de coûter cher au trio.

Soutenus par dix camarades, dehors et serrés dans la petite salle, les accusés paraissaient dépités, lundi. L’un d’eux a même quitté le milieu syndical, lassé d’être sujet à des poursuites. Le jugement sera rendu d’ici quelques jours, a annoncé le président au terme d’une journée d’auditions et de plaidoiries.

Un porte-voix sème la discorde

Le Ministère public n’a pas retenu les mêmes infractions pour chacun des trois syndicalistes jugés. Dans la dizaine que comporte l’acte d’accusation, certains ont longuement alimenté des débats quelque peu embrouillés, comme la mauvaise utilisation d’un porte-voix. Lors d’une manifestation en juin 2018 à Lausanne, l’appareil tenu par des prévenus était dirigé vers le ciel, et non orienté à 45 degrés vers le sol, comme l’exige le règlement communal.

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