Selon une étude: Les adeptes des FPS souvent plus violents
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Selon une étudeLes adeptes des FPS souvent plus violents

Les jeux vidéo de type FPS (First Person Shooter/jeu de tir à la première personne) semblent déteindre sur le comportement des garçons.

Le jeu «Call Of Duty: Modern Warfare 3» est l'exemple même des jeux décriés dans l'étude.

Le jeu «Call Of Duty: Modern Warfare 3» est l'exemple même des jeux décriés dans l'étude.

Selon une étude de la Haute école spécialisée bernoise, ces adeptes de FPS sont plus nombreux à porter une arme et ont plus souvent commis un délit de violence que des non joueurs.

Le lien est clair, selon cette étude publiée mercredi. Les adeptes de jeu de tir subjectif ont trois fois plus de probabilité de porter sur eux un couteau, un poing américain, une matraque ou même une arme à feu. Le risque d'avoir déjà commis un délit de violence est augmenté d'un facteur six.

Ces jeux sont surtout prisés par les garçons, selon cette étude basée sur un sondage mené en 2010 auprès de 532 jeunes âgés de 13 à 16 ans domiciliés dans les communes bernoises d'Ostermundigen, Stettlen et Vechigen. 53% des garçons et seulement 4% des filles ont répondu avoir joué au moins occasionnellement à ces jeux vidéo.

Prudence de mise

Le sondage ne permet cependant pas de dire si c'est la pratique elle-même de ces jeux qui est la cause véritable d'un comportement agressif, écrit l'équipe de recherche dirigée par le professeur Jachen Nett. Les résultats montrent cependant que ce type d'activité violente présente un facteur aggravant important.

D'autres comportements problématiques se greffent sur la consommation de «killergames»: les passionnés sont trois fois plus souvent des fumeurs de joint réguliers, 4,5 fois fois plus souvent des consommateurs quotidiens d'alcool et 2,5 fois plus souvent des parieurs pour gagner de l'argent.

Les chercheurs se sont aussi intéressés au contrôle des parents sur leur progéniture. A peine la moitié des jeunes sondés ont dit recevoir des conseils de leurs parents sur les règles à observer avec l'ordinateur et seulement 35% pour la télévision.

Contrôle laxiste

Un adolescent sur quatre indique que ses parents ne savent souvent pas ce qu'il fait hors de l'école et quelles sont ses relations. Les garçons sont moins contrôlés que les filles et les jeunes étrangers moins que les Suisses. Or l'encadrement a une influence significative sur le comportement des enfants, relèvent les chercheurs.

En dépit d'une absence de contrôle, la majorité des jeunes interrogés se sentent protégés dans la vie privée et à l'école par leurs parents. Toutefois, les conditions dans lesquelles ils grandissent apparaissent pour beaucoup difficiles.

Pour les jeunes issus d'une union binationale, plus de deux tiers vivent une séparation et sont élevés par un seul de leur parent. Ce constat confirme ainsi une précarité plus grande chez les familles immigrées que chez les suisses.

En outre, les enfants étrangers subissent plus souvent une violence de la part de leur parent. Un tiers d'entre eux admettent avoir reçu déjà une fois une gifle et 8% auraient été battus. Chez les jeunes Suisses interrogés, ces proportions sont respectivement de 16% et 0,9%. (ats)

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