Parties au Jihad: Les ados détenues par des radicaux en Turquie

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Parties au JihadLes ados détenues par des radicaux en Turquie

Les deux lycéennes parties d'Autriche au début du mois d'avril, qui étaient censées se trouver en Syrie, seraient en fait aux mains d'islamistes radicaux turcs.

par
cga

La police autrichienne a annoncé mercredi que l'une des deux adolescentes, ayant quitté l'Autriche au début du mois d'avril en annonçant leur intention de «se battre pour l'islam», a donné signe de vie. L'une d'elles a téléphoné à sa soeur depuis un numéro fixe identifié en Turquie pour dire que toutes deux vont bien et qu'il n'y a pas de raison de s'inquiéter, selon une dépêche de l'agence AP. Les jihadistes qui détiendraient les jeunes femmes sont soupçonnés d'avoir manipulé les comptes des réseaux sociaux des deux Autrichiennes pour faire croire qu'elles se battaient en Syrie.

Samra, 16 ans, et son amie Sabina, 15 ans, étudiaient dans un lycée de Vienne et auraient durci leur foi en fréquentant une mosquée de la capitale viennoise. Le directeur de leur établissement scolaire explique avoir constaté une radicalisation de la plus âgée, Samra. Outre le fait qu'elle tentait de convertir des camarades, l'adolescente avait notamment dégradé des tables et des murs en écrivant «I love al-Qaïda» (ndlr: J'aime al-Qaïda). Le directeur a décidé de convoquer la mère de Smara pour évoquer la situation. La jeune fille n'est ensuite jamais revenue à l'école.

Manipulation de photos

Le 19 avril, Interpol a lancé un avis de recherches afin de retrouver Sabina et Samra. Les enquêteurs sont désormais en mesure de prouver que les jeunes filles sont bien en Turquie et non en Syrie comme elles le clamaient sur les réseaux sociaux. Les images les montrant au front ou avec leurs «supposés» maris se sont révélées être des montages. La police autrichienne et Interpol pensent que les personnes ayant aidé les ados à quitter l'Autriche ont manipulé les comptes des jeunes filles pour les transformer en pin-up et attirer davantage de prétendants à la «guerre sainte».

Les autorités ne fournissent pas davantage de détails sur la présence des jeunes filles en Turquie, afin de ne pas compromettre les recherches visant à retrouver le duo.

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