«Une génération prête à agir»: Les ados sauveront-ils la planète?
Publié

«Une génération prête à agir»Les ados sauveront-ils la planète?

Des technologies nouvelles, un savoir ancestral et une forte envie de s'engager: voilà de quoi permettre aux jeunes d'aujourd'hui de se lancer sans plus tarder dans la protection de l'environnement à long terme.

par
Stephanie Sigrist
Ivica Petrui, directeur de la Promotion de lenfance et de la jeunesse du canton de Zurich, confirme que les jeunes sont sensibles au développement durable.

Ivica Petrui, directeur de la Promotion de lenfance et de la jeunesse du canton de Zurich, confirme que les jeunes sont sensibles au développement durable.

photo: Kein Anbieter/Flickr

Le philosophe de l'économie et entrepreneur norvégien Anders Indset prédit que ce siècle sera marqué par de profonds changements dans plusieurs domaines de l'existence: «Nous serons en mesure de lutter contre le terrorisme, d'augmenter notre espérance de vie et de nous passer complètement des combustibles fossiles», écrit Anders Indset sur son blog.

Ce Norvégien place ici de grands espoirs dans les jeunes gens qui sont nés peu avant l'an 2000 ou dans les premières années du nouveau millénaire. C'est notamment la question de la protection de l'environnement qui est appelée à gagner en importance. La prochaine génération utilisera et gérera les ressources naturelles de façon plus avisée et prendra des mesures destinées à protéger l'environnement à long terme. «Cela est réalisable, parce que cette génération peut faire appel à un savoir ancestral et à des technologies nouvelles et qu'elle est prête à agir», affirme le philosophe de l'économie.

Entre responsabilité sociale et intérêt personnel

Ivica Petruši, directeur de la Promotion de l'enfance et de la jeunesse du canton de Zurich, a confirmé cette sensibilité des jeunes au développement durable. Il se réfère à l'une des études Juvenir sur les jeunes Suisses. Celle-ci révèle, entre autres, que plus des trois quarts (78%) des jeunes estiment qu'ils peuvent améliorer les conditions de production en adoptant un comportement d'achat durable. Pour l'instant, toutefois, seul un participant à l'étude sur six (17%) achète régulièrement des produits du commerce équitable.

On peut donc affirmer ceci: la thématique «consommation responsable et développement durable» revêt certes une grande importance aux yeux des jeunes, mais très peu d'entre eux ont les moyens d'acheter autant de produits issus du commerce équitable qu'ils le souhaiteraient. «Ils sont tiraillés entre le souhait d'être socialement responsables et la volonté de réaliser ce souhait en fonction de leurs intérêts », explique Ivica Petruši.

Cela dit, les jeunes Suisses sont tout à fait prêts à s'engager en faveur de l'environnement. De nos jours, cet élan ne se concrétise plus dans la formation de grands mouvements de jeunesse, mais sous la forme de projets plus petits. « Ils s'engagent pour défendre de nombreuses causes, qui vont de la protection de l'environnement aux droits de l'homme», ajoute Ivica Petruši. «Nous avons affaire à une jeunesse très éclairée dont la pensée gravite autour du développement durable», conclut le jeune expert.

L'Energy Challenge 2016 est une campagne nationale lancée par Suisse énergie et l'Office fédéral de l'énergie. Elle traite des sujets liés à l'efficience énergétique et aux énergies renouvelables. En tant que partenaire média, «20 minutes» se penchera sur la thématique durant six mois avec des graphiques, des reportages et des interviews.

Ton opinion