Les agents de sécurité pourraient donner du bâton
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Les agents de sécurité pourraient donner du bâton

GENEVE – De plus en plus d'agents de sécurité municipaux se font agresser. Ils seront peut-être bientôt armé d'une matraque.

«Les agents de sécurité municipaux (ASM) et les agents municipaux (AM) sont de véritables cibles vivantes». En cette période d'élection municipale, Simon Brandt ne mâche pas ses mots. Le conseiller municipal radical a questionné par écrit la Ville de Genève sur les conditions de travail des ASM. La réponse des autorités est précise: «Vingt-et-un agents ont été agressés et blessés ces trois dernières années. Soit un fonctionnaires sur six.»

«En vingt ans de métier, je constate que les gens sont de plus en plus agressifs», témoigne un ASM sous le couvert de l'anonymat. «On augmente nos prérogatives et on ne nous donne pas les moyens de les exécuter», renchérit son collègue. Pour se défendre, les ASM ne possèdent qu'un spray au poivre, alors qu'ils sont confrontés de plus en plus souvent à des situations périlleuses. Ils portent d'ailleurs tous un gilet pare-balles. «Lors des flagrants-délits, nous avons la compétence d'immobiliser le suspect jusqu'à l'arrivée de la police. C'est pendant ce laps de temps que cela devient dangereux. Les gens sont de plus en plus agités», continue l'ASM.

«Le débat existe sur la possibilité d'équiper nos agents d'un bâton de défense», indique Antonio Pizzoferrato. Le chef du Service des Agents de la Ville et du Domaine Public constate que le phénomène des incivilités est récurent partout.

Renaud Bournoud

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