Actualisé 02.12.2011 à 10:25

Prévention

Les alcootests obligatoires ne séduisent pas

Nicolas Sarkozy veut imposer un éthylotest dans chaque auto. En Suisse, l'idée ne fait pas l'unanimité.

de
Olivia Fuchs

«Ça va surtout donner bonne conscience au président français.» Magali Dubois, porte-­parole du Bureau de prévention des accidents, n'est pas convaincue par la mesure phare présentée mercredi par le chef de l'Etat français. L'éthylotest s'ajoutera aux gilets fluos et aux triangles de panne obligatoires à partir du printemps 2012 en France. Les touristes échapperaient à cette réglementation qui vise à se rapprocher de l'objectif de moins 3000 tués sur les routes.

En Suisse, cette idée ne séduit guère: «Il ne suffit pas d'avoir un alcootest dans l'auto pour réduire les accidents», estime Magali Dubois. «Nous sommes sceptiques quant à l'efficacité, car seule la prévention, associée à des mesures répressives, permettent d'obtenir de bons résultats en la matière», explique le porte-parole du TCS, Moreno Volpi. Même son de cloche du côté de la police cantonale vaudoise: «Il faut choisir entre boire et conduire», déclare Jean-Christophe Sauterel, en charge de la communication.

Reste qu'une disposition allant dans ce sens sera discutée fin décembre par le Conseil n­ational. Le programme «Via sicura», de l'Office fédéral des routes, vise notamment l'introduction d'«alcooblock» pour les chauffards. Ce dispositif empêche le démarrage de la voiture lorsque le conducteur a trop bu. «C'est un moyen plus restrictif pour les récidivistes», explique Magali ­Dubois.

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