Zurich: Les Allemandes ont peur pour leurs jobs
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ZurichLes Allemandes ont peur pour leurs jobs

Rendre obligatoire le suisse allemand à l'école enfantine a des conséquences inattendues. Les enseignantes d'origine allemande à Zurich et à Bâle devront se mettre au dialecte.

par
rga
Entre dix et vingt jardinières d'enfant d'origine allemande devront se mettre au suisse allemand si elles entendent poursuivre leurs carrières dans les cantons de Bâle et de Zurich.

Entre dix et vingt jardinières d'enfant d'origine allemande devront se mettre au suisse allemand si elles entendent poursuivre leurs carrières dans les cantons de Bâle et de Zurich.

Après l'acceptation par le peuple de l'initiative sur l'utilisation du suisse allemand dans les jardins d'enfants de ces deux cantons, les autorités devront prendre toute une série de mesures pour appliquer cette décision. A Zurich, c'est le Conseil d'Etat qui est en charge de ce dossier. Il faudra selon toute vraisemblance attendre le début de l'année scolaire 2012/2013 pour que toutes les dispositions légales soient appliquées.

Une des conséquences est d'ores et déjà connue. Elle concerne entre dix et vingt jardinières d'enfantd d'origine allemande qui devront se mettre au dialecte pour continuer à exercer leur métier. Claudia Kunz (26 ans) est originaire de la région de Dresde (D) et elle s'inquiète pour son job. La jeune femme travaille depuis quatre ans dans une garderie à Uster (ZH). Elle comprend parfaitement le züridütsch, mais ne le parle pas: «Le résultat du vote me préoccupe, car je vais devoir faire mes preuves, contrairement à mes collègues alémaniques. Je crains pour mon job».

Martin Wendelspiess, directeur des écoles primaires et préscolaires zurichoises se veut rassurant: «Les Allemandes ne vont pas perdre leurs emplois, mais elles devront s'adapter», déclare-t-il à «20 Minuten». «Il faudra qu'elles se mettent au dialecte ou qu'elles renoncent à leur enseignement», insiste Martin Wendelspiess. Une période de transition est d'ailleurs prévu. Des cours de langues et de perfectionnement seront offerts à Claudia Kunz et ses collègues d'outre-Rhin.

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