Actualisé 09.01.2009 à 06:38

Libre circulation

Les Allemands débarquent en force à Zurich

Les Allemands sont devenus le plus important groupe d'étrangers devant les Italiens dans le canton de Zurich.

En 2007, un nouvel arrivant étranger sur deux venait d'Allemagne. Cette tendance est née avec la libre circulation des personnes en 2002.

Elle s'est accentuée en 2007 avec la fin du contingentement pour les pays de l'Union européenne et de l'EEE. Depuis, «nous sommes submergés par une vague d'Allemands», a déclaré à l'ATS Joe Ferrer de l'office de la statistique du canton de Zurich.

A fin septembre 2008, 66 112 Allemands vivaient et travaillaient dans le canton de Zurich. C'est de loin le plus important groupe d'étrangers. Jusqu'en 2006, les Italiens occupaient la première place. Ils sont aujourd'hui environ 50 000.

Arrivées et départs

En 2007, seuls 97 Italiens se sont établis dans le canton. Il en vient encore un peu plus qu'il en repart, constate l'office de la statistique. Par contre, le nombre des Espagnols ne cesse pas de baisser depuis trois ans.

Toujours en 2007, 9931 des 19 762 étrangers arrivés dans le canton venaient d'Allemagne, soit un taux de 50,2 %. «Zurich semble être la ville suisse la plus appréciée par les Allemands», commente Joe Ferrer.

«Il y a toujours plus de professeurs allemands» à l'Université de Zurich et ça ne pose aucun problème, constate de son côté Sylvie Michel, présidente du conseil des étudiants. Fin août 2008, sur les 490 professeurs de la haute école, 165 étaient des Allemands.

Il y a un an, un représentant des étudiants avait critiqué la «germanisation» de l'université. La polémique était née avec la nomination de huit Allemands pour huit postes de professeurs alors à repourvoir.

Conjoncture favorable

Dans le canton de St-Gall aussi, les Allemands sont devenus le plus important groupe d'étrangers devant les Italiens. Cette augmentation a pour origine la bonne conjoncture économique et la libre circulation.

Les Allemands sont toujours plus nombreux dans les hôpitaux cantonaux st-gallois où ils représentent un tiers des médecins et un quart du personnel soignant. La libre circulation n'explique toutefois pas complètement ce phénomène.

Selon Hans Leuenberger, directeur de l'hôpital cantonal à St- Gall, la diminution du temps de travail des médecins est à l'origine de cette hausse. Il n'était pas possible de trouver assez de médecins sur le marché suisse. L'Allemagne a servi de réservoir.

(ats)

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