Syrie: Les «amis de la Syrie» promettent 90 millions
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SyrieLes «amis de la Syrie» promettent 90 millions

Des pays occidentaux et arabes vont aider financièrement l'opposition syrienne.

Le groupe des «amis de la Syrie», composé majoritairement de pays occidentaux et arabes, s'est engagé à fournir plus de 90 millions de dollars (84 millions de francs) d'aide à l'opposition syrienne. Elle se composera d'équipements non létaux et d'aide humanitaire.

Le secrétaire d'Etat John Kerry a annoncé environ 40 millions de dollars d'aide pour l'opposition modérée au régime du président Bachar al-Assad et à l'opposition civile lors d'une réunion organisée à l'ONU avec le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères Philip Hammond et Hadi al Bahra, chef de file de coalition nationale syrienne (CNS).

«Cela comprend plus de 15 millions de dollars en équipements de communication, véhicules, alimentation et d'autres équipements pour l'opposition armée ainsi que plus de 25 millions pour soutenir l'opposition civile qui travaille à la construction de ses capacités de gouvernement», a dit John Kerry.

Aide américaine bloquée

Le Japon, qui entend fournir une aide humanitaire pour aider l'Irak, la Syrie et d'autres pays alentour, a promis, de son côté, 25,5 millions de dollars.

M. Hammond a pour sa part indiqué que la Grande-Bretagne apporterait 16 millions de livres (24 millions de francs) pour aider les rebelles modérés à consolider leurs positions sur les territoires qu'ils contrôlent.

Le président américain a réclamé en septembre le feu vert du Congrès au déblocage d'une aide de 500 millions de dollars afin d'aider à la formation et à l'équipement des rebelles modérés.

L'armée syrienne libre n'a jusqu'à présent jamais pu se mesurer à la puissance militaire de l'Etat islamique qui contrôle de vastes territoires en Syrie et en Irak et qui dispose de ressources conséquentes. (ats)

Frappes intensifiées

Les Etats-Unis ont intensifié leurs frappes mercredi en Syrie, visant des raffineries contrôlées par le groupe Etat islamique (EI), au moment où le président Barack Obama appelait à l'ONU le monde à «s'unir» face à la menace jihadiste. L'objectif des raids de la nuit est de tarir une importante source de revenus des combattants islamistes.

Mercredi soir, les Etats-Unis, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont frappé 12 raffineries contrôlées par l'EI dans l'est de la Syrie, a annoncé le Pentagone. C'est la première fois que cette coalition réunie contre l'EI s'en prend à des installations pétrolières dans le but d'assécher la source principale de financement des jihadistes, qui vendent le pétrole en contrebande à des intermédiaires des pays voisins.

Le Pentagone a précisé que l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis avaient participé à ces frappes menées par des avions de combats et des drones aux alentours de Mayadine, de Hassaké et d'Abou Kamal, des communes de l'est de la Syrie.

Un total de 13 frappes ont été menées contre une douzaine de raffineries pétrolières modulaires contrôlées par les combattants de l'EI, a dit le commandement central américain. Une quatorzième frappe a de son côté détruit un véhicule appartenant aux djihadistes.

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