Les analystes d'UBS se paient un zéro pointé
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Les analystes d'UBS se paient un zéro pointé

Les Tchèques ne seront pas champions d'Europe, n'en déplaise aux pronostiqueurs d'UBS. La grande banque suisse s'est «plantée» dans ses prévisions.

En football, cela s'appelle un parfait autogoal. Les analystes d'UBS Wealth Management Research avaient pronostiqué une victoire de la République tchèque à l'Euro 2008. C'était sans compter la boulette du gardien tchèque, Petr Cech, face à la Turquie.

Toujours selon la banque, la Suisse avait 65% de chances de terminer en tête de son groupe. Mieux. Elle devait se retrouver en demi-finale. La vérité du terrain a été tout autre. Pourtant lors du Mondial 2006, l'UBS avait pronostiqué, avec succès, la victoire finale de l'Italie.

«Un Euro, c'est plus compliqué à pronostiquer qu'un Mondial», explique Daniel Kalt, chef de la recherche économique à UBS. «Dans l'histoire, il y a eu de nombreuses surprises à l'Euro, comme la victoire de la Grèce en 2004. Déjà pour connaître les équipes qui passent le premier tour, c'est très difficile.»

UBS a utilisé le système Elo, issu des échecs, pour ses prévisions footballistiques. Le potentiel des équipes, fondé sur la valeur marchande des joueurs, a également été pris en compte pour ces bookmakers d'un genre nouveau. Quid de la suite de la compétition? Selon les prévisions des spécialistes avant l'Euro, la France ne passera pas le premier tour, et les Pays-Bas seront éliminés par l'Italie en demi-finale.

Didier Bender, 20 Minutes Online.

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