Actualisé 27.03.2008 à 08:21

Les Anglais accourent pour apercevoir Lady Sarkozy

Le Royaume-Uni a déroulé mercredi le tapis rouge pour Nicolas Sarkozy et son épouse Carla, au premier jour de leur visite d'Etat en Grande-Bretagne.

Le président français a affiché son espoir de lancer une «nouvelle fraternité franco-britannique».

A leur arrivée à l'aéroport londonien de Heathrow, le couple présidentiel a été accueilli par le prince Charles et son épouse Camilla. L'héritier du trône a baisé la main gantée de Carla Bruni-Sarkozy, habillée d'un strict manteau de laine gris Dior ceinturé de noir et coiffée d'un bibi rétro anthracite, d'une élégance évoquant l'ex-première dame américaine Jackie Kennedy.

Le couple s'est ensuite rendu par la route jusqu'aux abords de la ville de Windsor, à 40 km à l'ouest de Londres, où il a été accueilli par la reine et son époux le prince Philip. Le président a serré la main que lui tendait la reine, échangeant quelques mots, puis son épouse a salué la souveraine d'une petite révérence.

Pompe royale

La reine a déployé toute la pompe royale réservée aux invités de marque: M. Sarkozy a ainsi parcouru les derniers kilomètres grimpant vers le château de Windsor à ses côtés à bord d'un carrosse, tandis que son épouse partageait un autre carrosse avec le prince Philip.

Quelques milliers de curieux s'étaient massés pour les saluer derrière les barrières menant au château.

Plusieurs médias britanniques ont profité de l'occasion pour publier une photographie en noir et blanc de l'ancien mannequin nue, réalisé en 1993 par le photographe suisse Michel Comte et qui sera mise aux enchères en avril chez Christie's à New York.

«Nouvelle fraternité»

Le président français a ensuite eu le très rare privilège de s'exprimer devant les Chambres des Communes et des Lords réunies dans la Galerie royale du Parlement de Westminster. A cette occasion, il a proposé à la Grande-Bretagne de développer une «nouvelle fraternité franco-britannique» pour le XXIe siècle.

«Ce que souhaite la France est simple: toujours plus d'entente, toujours plus de coopération, toujours plus de solidarité (...) tout le justifie: notre statut commun de membre permanent du Conseil de sécurité, nos responsabilités de puissance nucléaire, l'influence que nous exerçons chacun dans une partie du monde, notre appartenance commune à l'Union européenne, notre attachement viscéral à la démocratie et à la liberté», a-t-il déclaré.

«Comme deux frères, ce que le peuple français et le peuple britannique peuvent accomplir ensemble est beaucoup plus grand que ce qu'ils peuvent réaliser séparément. C'est le message politique que je voulais vous faire passer», a également jugé M. Sarkozy.

Le locataire de l'Elysée a également annoncé sa décision de renforcer, sous conditions, la présence militaire française en Afghanistan sans préciser l'ampleur des effectifs concernés et le calendrier du déploiement.

Réforme de l'ONU et du FMI

Plus tôt dans la journée, le premier ministre britannique Gordon Brown avait prédit devant les députés des échanges «constructifs» avec M. Sarkozy, qu'il doit retrouver jeudi matin pour un sommet franco-britannique dans le cadre inhabituel de l'Emirates stadium, le stade du club de football d'Arsenal, où évoluent cinq joueurs français.

Dans un entretien au quotidien Le Monde, M. Brown a déclaré travailler «en tandem» avec M. Sarkozy à la réforme de l'ONU, du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

Mercredi soir, M. Sarkozy et son épouse devaient retourner à Windsor pour un banquet d'Etat au cérémonial rigoureux: le moindre faux-pas, la moindre entorse au protocole risqueraient de soulever d'indignation de nombreux sourcils royaux, et ne manqueraient pas d'être abondamment commentés par la presse britannique.

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