Actualisé 04.02.2009 à 05:36

Rude climat

Les animaux ne sont pas à la fête à cause du froid

Ce début d'hiver a été particulièrement rigoureux pour les oiseaux.

Le gibier s'en sort mieux, à l'exception du chevreuil moins bien armé. Les premiers touchés sont les animaux les plus faibles, les plus jeunes et les plus âgés.

«Entre le 1er novembre et le 1er février, nous avons retrouvé dans le Valais romand 129 chevreuils morts contre 94 l'an dernier à la même période. Il s'agit surtout de jeunes bêtes», indique à l'ATS Yvon Crettenand, biologiste au service valaisan de la chasse.

Il faut dire qu'avec ses pattes fines s'enfonçant facilement dans la grosse neige, le chevreuil est moins bien armé que le chamois, le bouquetin ou le cerf. Pour ce gibier-là, le taux de mortalité est resté pratiquement inchangé pour la même période d'une année à l'autre.

Besoin de calme

Pour passer le meilleur hiver possible, le gibier a besoin avant tout de calme, insiste Yvon Crettenand. Dérangé par des skieurs, des randonneurs à raquettes ou des chiens non tenus en laisse, l'animal stresse et fuit, dépensant l'énergie dont il aurait tant besoin.

En matière de nourriture, le gibier sait adapter ses besoins en hiver et est même capable de jeûner. «La situation pour l'heure n'est pas du tout catastrophique», précise Yvon Crettenand. Mais elle pourrait le devenir si les températures très basses et les fortes chutes de neige se prolongeaient.

Taux de mortalité en hausse

La nourriture est en revanche le principal problème des oiseaux. Ils peinent à la trouver avec cette épaisse couche de neige et de gel. Selon la station ornithologique suisse de Sempach, le taux de mortalité des oiseaux sera de 20 à 50 % cette année, contre 20 à 30 % lors d'un hiver doux.

Les lacs et rives gelés privent les martins-pêcheurs de leur pitance. Quant aux effraies, elles peinent à trouver de la nourriture, les souris jouant à cache-cache sous la neige. Selon Matthias Kestenholz, porte-parole de la station ornithologique suisse, le taux de mortalité de ces deux espèces seront de 20 à 80 %.

Pour le gibier comme pour les oiseaux, il faudra attendre le printemps pour estimer les dégâts de l'hiver. Des comptages sont prévus.

(ats)

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