Les antennes 5G pourraient-elles perturber le trafic aérien?
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Étude aux États-Unis Les antennes 5G pourraient-elles perturber le trafic aérien?

Les télécoms Verizon et AT&T limiteront la puissance de leurs antennes 5G près des aéroports américains le temps d’étudier les interférences potentielles sur les équipements des avions.

L’agence américaine de l’aviation (FAA) veut étudier les potentiels problèmes d’interférence des antennes 5G avec les appareils mesurant l’altitude dans les avions. 

L’agence américaine de l’aviation (FAA) veut étudier les potentiels problèmes d’interférence des antennes 5G avec les appareils mesurant l’altitude dans les avions.

AFP

Verizon et AT&T ont proposé mercredi de limiter le déploiement pendant six mois de nouvelles bandes de fréquence pour leur réseau 5G aux États-Unis, le temps pour l’agence américaine de l’aviation (FAA) d’étudier de potentiels problèmes d’interférence avec les appareils mesurant l’altitude dans les avions. Face aux inquiétudes de la FAA, les deux opérateurs téléphoniques avaient accepté début novembre de repousser à janvier le lancement de ces nouvelles bandes de fréquence.

Six mois d'études

Dans une lettre commune envoyée à la Commission fédérale des communications (FCC), qui supervise le déploiement de la 5G dans le pays, ils expliquent mercredi vouloir bien procéder au déploiement en janvier mais prendre jusque juillet 2022 des mesures de précaution en plus de celles déjà prévues par la loi, le temps que la FAA procède à ses analyses. AT&T et Verizon proposent par exemple de minimiser l’énergie issue des stations 5G, en particulier autour des aéroports et héliports.

«En toute sécurité»

«Il s’agit d’une étape importante et encourageante, et nous nous engageons à poursuivre un dialogue constructif avec toutes les parties prenantes», a réagi la FAA dans un message transmis à l’AFP en estimant que la 5G pouvait tout à fait «coexister» avec le trafic aérien «en toute sécurité».

Verizon et AT&T devaient initialement commencer à utiliser le 5 décembre les bandes de fréquence 3,7-3,8 GHz, qui leur ont été attribuées en février à l’issue d’un appel d’offres de plusieurs dizaines de milliards de dollars. Mais la FAA a récemment émis un bulletin spécial, demandant des informations supplémentaires sur les instruments permettant de mesurer la distance d’un avion par rapport au sol et fonctionnant sur des bandes de fréquence comprises entre 4,2 et 4,4 GHz.

Répondre à toutes les inquiétudes

La FAA s’interroge sur les possibles interférences entre les bandes de fréquence utilisées pour la 5G et pour l’aviation. «Bien qu’il n’y ait aucune preuve crédible de l’existence d’un problème d’interférence, nous avons convenu de prendre ces mesures supplémentaires pour répondre à toutes les inquiétudes sur la sécurité de la FAA», a souligné AT&T dans un message à l’AFP.

(AFP)

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