Etude sur les drames familiaux: Les armes de service tuent dans 25% des cas
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Etude sur les drames familiauxLes armes de service tuent dans 25% des cas

Les auteurs de drames familiaux ont le plus fréquemment recours à une arme à feu.

Quant aux armes de service, elles tuent dans un quart des cas, selon une nouvelle étude qui pourrait redonner vigueur à l'initiative populaire «Protection face à la violence des armes».

L'étude publiée en janvier et dont le résumé est paru dans la revue «American Journal of Forensic Medicine and Pathology», a examiné 75 délits, dont les auteurs ont tué leur victime avant de se donner la mort. Les faits se sont déroulées dans dix cantons, entre 1981 et 2004.

Dans trois quarts des cas d'homicides-suicides, les meurtriers emploient une arme à feu. Dans un quart de ces drames, ils usent d'une arme de service. Dans une même proportion (28%), le type exact des armes utilisées ne peut être déterminé, parce qu'il n'est pas relevé par la police par exemple.

Ainsi «une loi plus stricte sur les armes en Suisse pourrait être un facteur de prévention des homicides-suicides». Ce sont les auteurs de l'étude, parmi lesquels la médecin légiste Silke Grabherr de l'Institut universitaire de médecine légale de Lausannne et le professeur de droit pénal zurichois Martin Killias, qui parviennent à cette conclusion.

La conseillère nationale Chantal Galladé (PS/ZH), une des personnalités à la base de l'initiative populaire «Protection face à la violence des armes» ne se dit pas surprise de ces chiffres. «On sait que les homicides-suicides sont souvent commis au moyen d'une arme à feu», a-t-elle indiqué lundi à l'ATS. «Les meurtres avec de telles armes peuvent être commis à distance, d'où la diminution de blocages.»

L'initiative en question vise à bannir les armes de service du domicile des soldats et à réglementer l'acquisition des armes à feu. Qui veut posséder une arme doit en justifer le besoin et son aptitude à s'en servir. (ats)

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