Genève: Les arracheurs de montres de luxe ont pris plein pot
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GenèveLes arracheurs de montres de luxe ont pris plein pot

Le Tribunal a suivi le Ministère public et infligé 5 ans ferme au duo qui a agressé dans la rue, en 2017, des propriétaires de montres de valeur.

par
David Ramseyer
Le butin de deux hommes, condamnés ce mardi 12 mars 2019, comprenait cinq montres de luxe, un bracelet et un collier, pour une valeur totale d'environ 450'000 francs.

Le butin de deux hommes, condamnés ce mardi 12 mars 2019, comprenait cinq montres de luxe, un bracelet et un collier, pour une valeur totale d'environ 450'000 francs.

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Violence, usage d'une arme... Autant de circonstances aggravantes qui ont pesé dans le verdict rendu ce mercredi au Tribunal correctionnel. Deux Napolitains de 33 et 53 ans, accusés de brigandage en bande, ont écopé de 5 ans de prison ferme. C'est exactement ce qu'avait réclamé le Ministère public. Une peine à laquelle il faut ajouter 10 ans d'interdiction d'entrée en Suisse (ndlr: l'accusation avait requis 7 ans). Les avocats des prévenus - lesquels ont déjà passé 544 jours en détention avant jugement - n'ont pas souhaité faire de commentaire. Ils pourraient faire appel.

En 2017, dans les cantons de Genève, Vaud et Zurich, les comparses avaient agressé de riches particuliers, dans la rue ou dans des parkings, pour leur dérober leur montre de luxe, après les avoir pris en filature en scooter. S'ils ont reconnus les faits, ils juraient n'avoir jamais été violents.

Brutalité et lâcheté

Les juges ont conclu à l'inverse. Ils ont relevé que les déclarations du duo en la matière ont été «contradictoires et sujettes à caution. Elles sont dénuées de toute crédibilité». Les magistrats ont ajouté que les témoignages des victimes, par contre, étaient précis et corroborés par des rapports médicaux. «Il ne fait pas doute que les prévenus ont fait preuve de brutalité et de violence», a asséné la présidente du tribunal.

Autre inconnue, lors du procès: les deux hommes ont-ils menacé d'une arme certaines des personnes agressées? Non, ont-ils assuré. Ils n'ont pas été crus. Certes, l'arme n'a pas été retrouvée, mais «trois plaignants en ont fait une description précise». De quoi convaincre le tribunal. Pour lui, «la faute des prévenus a été lourde. Ils n'ont pas hésité à s'en prendre brutalement et avec lâcheté aux victimes, pour qui ils ont eu peu d'empathie, malgré les regrets et les excuses exprimés. Ils ont aussi pu leur faire craindre le pire en utilisant une arme».

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