Primes maladie: Les assurés ne sont guère optimistes
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Primes maladieLes assurés ne sont guère optimistes

Les Suisses ne sont pas très positifs envers le coût des primes maladie pour l'an prochain.

Les assurés ne se font pas d'illusions sur l'évolution des primes de l'assurance maladie. Plus des trois quarts s'attendent en 2012 à une hausse semblable ou supérieure à celle de cette année. A moyen terme, seuls 13% prévoient un ralentissement de la hausse, selon un sondage mandaté par comparis.ch.

Environ un tiers des personnes sondées (34%) pense que les primes progresseront davantage en 2012 que lors de l'exercice précédent, et 48% misent sur un renchérissement analogue, indique le comparateur sur Internet. Le tableau n'est guère plus favorable à moyen terme.

Ainsi, 43% escomptent, durant les trois prochaines années, une augmentation plus prononcée que celle observée lors des trois dernières, tandis que 40% présument que les primes augmenteront dans une même mesure. Seul 13% tablent sur un ralentissement de l'augmentation des primes par rapport à la période 2009-2011.

Pas de problème pour la moitié

En regard de 2010, les primes ont augmenté cette année de 6,5% en moyenne pour un adulte, avec une franchise minimale. La hausse se situe dans une fourchette comprise entre 2,1% et 10,3% selon les cantons. Si on compte l'ensemble des assurés, y compris les plus jeunes et les franchises élevés, la hausse a atteint 8,6%, d'après comparis.ch.

Si les primes devaient augmenter dans les proportions prévues par les assurés, cela ne poserait aucun problème financier pour plus de la moitié d'entre eux (53%, selon comparis.ch). Ils ne seraient que 45% dans cette situation en Suisse romande, où les problèmes sont généralement plus élevées.

Trop de consultations

Répondant spontanément à la question de l'origine de ces hausses, les assurés placent au premier rang la fréquentation trop fréquentes du médecin (19%). Ils sont ensuite 10% à imputer la hausse à des traitement trop onéreux ou au catalogue de prestations trop généreux.

Suivent l'augmentation générale des coûts de la santé (8%), des hôpitaux en surnombre ou des frais hospitaliers trop élevés (7%), le vieillissement de la population (7%) et la cherté des médicaments (7%). Selon Andreas Lüber, expert chez comparis.ch, les résultats montrent que les assurés perçoivent les générateurs de coûts de manière réaliste et savent identifier où les réformes en matière de santé sont nécessaires.

Dans une interview il y a un peu plus d'un mois, le directeur de l'Office fédéral de la santé publique Pascal Stupler déclarait s'attendre à une hausse des primes maladie «modérée» en 2012. A lui seul, le changement de système dans le financement des hôpitaux avec l'introduction des forfaits par cas devrait entraîner une hausse moyenne de 1,6%.

Le sondage, représentatif, a été mené par l'institut Link qui a interrogé, mi-juillet, 1211 personnes habitant dans toute la Suisse. La marge d'erreur est de plus ou moins 3%, a précisé, comparis.ch, le comparateur sur Internet financé en partie par la plupart des assureurs maladie. (ats)

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