Actualisé 25.07.2008 à 17:48

Les aurores boréales ne sont plus un mystère

Des explosions magnétiques à plus de 100.000 kilomètres de la Terre sont à l'origine des formes et couleurs spectaculaires des aurores boréales et de leur «danse» dans le ciel.

Ces travaux pourraient aider les scientifiques à mieux comprendre les plus puissantes mais plus rares tempêtes géomagnétiques qui peuvent mettre hors service des satellites, représenter un danger pour les astronautes en orbite et perturber l'électricité et les télécommunications sur Terre, selon les chercheurs de la NASA.

En février, une flotte de cinq petits satellites de la NASA, baptisés Themis, a observé le début d'une tempête géomagnétique alors que des observatoires terrestre au Canada et en Alaska enregistraient un éclaircissement des aurores boréales, phénomène lumineux visible dans les régions septentrionales de l'hémisphère nord. Les aurores australes, le même phénomène dans les régions les plus au sud du globe, se sont également éclaircies et ont traversé rapidement le ciel en même temps.

Une équipe dirigée par Vassilis Angelopoulos, de l'université de Californie à Los Angeles (UCLA), a confirmé que la tempête observée à environ 130.000 kilomètres de la Terre a été déclenchée par un effet dit de «reconnexion magnétique».

Les lignes du champ magnétique sont parfois étirées comme des élastiques par l'énergie solaire, craquent, sont repoussées vers la Terre et se reconnectent, créant une sorte de court-circuit. C'est cette énergie stockée qui provoque la «danse» des aurores boréales et australes, selon M. Angelopoulos.

Selon une autre théorie, ces événements géomagnétiques se produisent beaucoup plus près de la Terre. Des observations supplémentaires des satellites Themis sont nécessaires pour trancher le débat, souligne David Sibeck, scientifique de la NASA.

«Nous avons enfin les bons instruments au bon endroit au bon moment et cela a permis aux scientifiques de pouvoir faire les observations nécessaires pour régler ce débat une fois pour toutes», estime pour sa part Nicola Fox, un scientifique de l'université Johns Hopkins, qui n'a pas participé à l'étude.

Actuellement, une vingtaine de tempêtes géomagnétiques sont en cours d'analyse. Les chercheurs espèrent par ce moyen en savoir plus sur les tempêtes solaires plus importantes qui se produisent une dizaine de fois par an et qui peuvent provoquer des aurores boréales et australes beaucoup plus étendues et plus longues. Les cinq satellites Themis ont été lancés l'an dernier. (ap)

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