Suisse: Les automobilistes sont surassurés
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SuisseLes automobilistes sont surassurés

Les Suisses peuvent aimer excessivement les assurances. Nombre de propriétaires de véhicules à moteur ont en tout cas conclu des complémentaires dont ils n'ont nul besoin.

Selon un sondage publié mardi par «comparis.ch», c'est le cas des assurances couvrant les dommages de stationnement ou les passagers. Réexaminer régulièrement ses polices permet de payer moins en primes.

L'enquête «représentative» effectuée à la demande de comparis.ch repose sur un sondage mené à la fin du mois dernier par l'institut d'études de marché GfK auprès de 1200 propriétaires de voitures dans toute la Suisse. Huit sondés sur dix estiment jouir d'une couverture idéale. On peut relever que nettement plus de femmes (85%) que d'hommes (76%) se disent généralement bien assurées.

Si elles s'estiment assurées de manière optimale, deux tiers des personnes interrogées affirment que, dans l'ensemble, les Suisses sont trop assurés. L'étude montre qu'elles ont raison mais devraient probablement se sentir davantage concernées et porter un regard critique sur leur propre situation. Cela s'avérerait souvent judicieux au niveau de l'assurance automobile. En effet, c'est dans ce domaine précis que les sondés sont le plus confiants à l'égard de leur situation d'assurance. Pas moins de 87% trouvent leur niveau d'assurance optimal. Cependant, la souscription à des compléments superflus n'est pas «inusuelle».

Près d'un tiers des sondés possèdent une assurance couvrant les dommages de stationnement. Toutefois, ce genre de dégâts étant pris en charge par l'assurance responsabilité civile obligatoire via un fonds, après déduction d'une franchise de 1.000 francs, il est tout à fait possible de renoncer à cette option. L'assurance passagers constitue un autre exemple de complément inutile, car toute personne habitant en Suisse est tenue de s'assurer contre les accidents. Cette option n'est donc opportune qu'en cas de transport régulier, en Suisse, de personnes résidant à l'étranger et disposant d'une faible couverture, ce qui représente probablement une minorité des cas. Malgré tout, 62% disent avoir conclu ce complément.

Une des explications à cet excédent de couverture peut résider dans le fait que rares sont les automobilistes qui contrôlent de façon régulière si leur assurance est toujours adaptée à leurs besoins. Pour 62% des sondés, le dernier réexamen de leur assurance remonte à l'achat de leur véhicule actuel; 15% ont effectué un ajustement en raison de l'ancienneté de leur véhicule. Seul un participant sur 11 confie analyser régulièrement l'état de ses assurances et avoir par conséquent adapté sa couverture automobile. Même s'il est compréhensible de ne pas volontiers se confronter aux détails «laborieux» en matière d'assurance, cela permet souvent de faire des économies. (ap)

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