Actualisé 02.12.2007 à 17:00

Les autorités des villes-hôtes se réjouissent

Alors que les dirigeants des seize équipes qualifiées pour l'Euro 2008 ont accueilli le tirage au sort des groupes avec plus ou moins de bonheur, les autorités des quatre villes-hôtes suisses se réjouissent.

Le hasard ne pouvait guère être plus favorable.

Ainsi les deux finalistes de la dernière Coupe du monde se retrouveront le 17 juin au Letzigrund de Zurich. Maire de Zurich «absolument heureux» au terme du tirage au sort dimanche à Lucerne, Elmar Ledergerber s'attend à une «grandiose fête du football» à l'occasion de ce France-Italie.

Deux équipes qui évolueront aussi au Stade de Suisse à Berne, où les Pays-Bas disputeront leurs trois matches. Un «groupe génial», se réjouit le maire de Berne qui s'est dit «probablement plus heureux que les entraîneurs des quatre équipes» appelées à jouer à Berne.

Berne à l'orange

Alexander Tschäppät est particulièrement content d'accueillir les Hollandais qui disposent, selon lui, du plus grand potentiel de supporters. Berne passera à l'orange en juin, quelques Bataves allant assurément profiter de passer leurs vacances en même temps que l'Eurofoot, prévoit M. Tschäppät.

Avec tous les «secondos», la présence de l'Italie constitue aussi un point d'attraction, estime le maire de la capitale fédérale. Ce dernier attend en revanche un peu moins de Français. Quant aux Roumains, c'est la grosse inconnue.

Portugal «à domicile»

Genève a aussi eu de la chance, notamment en obtenant deux des trois matches de l'équipe du Portugal. Un choix idéal sachant que les Lusitaniens représentent la plus forte communauté étrangère de la ville.

«Les équipes attendues à Genève ont le sang chaud», a déclaré à l'ATS Mark Muller, conseiller d'Etat genevois chargé du dossier Euro 2008. «Mais nous sommes persuadés que si les matches seront chauds, ils se dérouleront aussi dans un excellent esprit sportif», a-t-il ajouté.

Mark Muller se réjouit du spectacle qui attend le Stade de Genève. Les adversaires de la Suisse s'affronteront sur la pelouse de la Praille. «Nous sommes très contents de ce tirage au sort qui est très équilibré», selon M. Muller. Outre le Portugal, quasi à la maison, «la Turquie nous rappelle des souvenirs assez chauds et la République tchèque est une découverte».

Turcs attendus

Des réunions d'information, organisées l'une pour les commerçants, l'autre pour les habitants, notamment les riverains de la plaine de Plainpalais, épicentre de la fête genevoise, ont permis de clarifier les attentes des différents publics. «Nous ferons tout pour limiter les nuisances, mais il est certain qu'il y aura d'inévitables nuisances» a conclu Mark Muller.

A Bâle, qui accueillera les trois matches de la Suisse, le conseiller d'Etat Urs Wüthrich (BL) note les relations étroites que la Suisse entretient avec ses trois adversaires, grâce à l'immigration. Seule la Turquie peut paraître problématique sur le plan de la sécurité, estime-t-il en regard des événements survenus fin 2005 à Istanbul au terme du match de barrage pour la qualification au Mondial 2006 entre la Suisse et la Turquie.

Sécurité: attendre vendredi

«Il faudra voir», a dit sa collègue du gouvernement Sabine Pegoraro, qui s'attend déjà à un important trafic de supporters turcs en provenance d'Allemagne. A l'instar du maire de Zurich et du Genevois Mark Muller, les autorités bâloises ne veulent pas encore s'exprimer concernant la sécurité.

Il fallait attendre ce tirage au sort pour connaître les besoins en fonction des équipes en présence. Les responsables des villes- hôtes en sauront plus vendredi déjà au terme de la rencontre de la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police. Selon M. Muller, les conséquences du tirage au sort seront analysées très finement à cette occasion. Leurs conclusions seront annoncées le même jour. (ats)

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