Actualisé 24.10.2014 à 11:45

Saint-Gall

Les autorités lui prennent son enfant de 8 ans

L'Autorité de protection de l'enfant saint-galloise a demandé en février dernier à la police d'aller chercher un petit de 8 ans dans son école. Depuis, sa mère ignore où se trouve son fils.

de
jeh/ofu
Le 7 février dernier, Denise Keller a amené son fils dans cette école saint-galloise. Au courant de la journée, des policiers sont venus récupérer l'enfant sur demande des autorités.

Le 7 février dernier, Denise Keller a amené son fils dans cette école saint-galloise. Au courant de la journée, des policiers sont venus récupérer l'enfant sur demande des autorités.

Cela fait huit longs mois que Denise Keller, 41 ans, cherche à récupérer son fils. Marco, 8 ans, a été emmené le 7 février par la police alors qu'il se trouvait en pleine classe. L'Autorité de protection de l'enfant saint-galloise (KESB) avait demandé aux agents de le récupérer à l'école primaire de Rapperswil-Jona. Depuis, la mère ignore où se trouve Marco, écrit le quotidien «Obersee-Nachrichten».

Tout a commencé par une dispute concernant les visites du père du petit. Selon Denise Keller, son fils avait toujours un comportement bizarre après avoir vu son paternel. Une situation pas très étonnante, selon la grand-mère de Marco: «Son père a déjà fait de la détention préventive pour plusieurs délits liés à la drogue», a affirmé Anni Keller à nos collègues alémaniques de «20 Minuten». La retraitée se rappelle que Marco a même été une fois jusqu'à chercher son père dans une forêt, alors qu'il faisait en réalité la fête dans un club.

Victime d'une agression sexuelle?

Après cet incident, Denise Keller a alerté les autorités ainsi qu'une pédopsychiatre. Celle-ci avait fini par conclure que Marco avait probablement été victime d'une agression sexuelle. Malgré cette expertise, la KESB a commencé à douter de la quadragénaire. L'autorité de protection de l'enfant lui a ainsi reproché de ne pas assez prendre soin de Marco, notamment parce qu'elle travaille à 100%. L'argument de Denise Keller selon lequel sa mère, Anni Keller, s'occupe de Marco quand elle est absente n'a pas convaincu la KESB.

Une fois l'enfant récupéré à l'école, la patronne de la KESB, Johanna Gämperli, a appelé la grand-mère de Marco pour la prévenir. «Il ne rentrera pas à la maison. Nous avons retiré la garde à votre fille. Marco sera placé dans une famille d'accueil.» En août dernier, après six mois d'incertitude, Denise Keller a enfin pu revoir son fils dans un endroit neutre. Mais, peu après cette rencontre, les autorités ont décidé de lui retirer le droit de visite. La raison: Revoir sa mère a été trop difficile pour Marco parce qu'elle lui manque énormément et qu'après l'avoir revue il n'a plus été en mesure d'aller à l'école pendant un certain temps. Depuis, Denise Keller n'a revu Marco qu'une seule fois. Maigre consolation pour la quadragénaire: des coups de fil hebdomadaires entre 18h et 18h30 sont autorisés.

Contactée, la justice saint-galloise a expliqué qu'elle s'était saisie du dossier. Le président de la KESB, Walter Grob, n'a pas été en mesure de donner des précisions sur l'affaire en raison de son devoir de secret. Il a uniquement précisé qu'une intervention policière ne se faisait qu'en cas d'urgence. «Si une personne refuse de se rendre à un entretien alors qu'elle a reçu plusieurs demandes, nous pouvons faire appel aux forces de l'ordre.»

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