Suisse: Les avions de Parmelin font déjà grincer des dents
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SuisseLes avions de Parmelin font déjà grincer des dents

Le Conseil fédéral s'est penché sur les projets d'équipement du DDPS. Des ministres s'interrogent sur le montant et la pertinence du programme.

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smk/nxp
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La Société suisse des officiers (SSO) essaie de profiter du renouvellement de la flotte aérienne suisse pour soutirer de l'argent aux quatre fabricants d'avions de combat ayant répondu à l'appel d'offre de l'armée suisse, affirme la SonntagsZeitung. (Dimanche 8 septembre 2019)

La Société suisse des officiers (SSO) essaie de profiter du renouvellement de la flotte aérienne suisse pour soutirer de l'argent aux quatre fabricants d'avions de combat ayant répondu à l'appel d'offre de l'armée suisse, affirme la SonntagsZeitung. (Dimanche 8 septembre 2019)

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Le Gripen du suédois Saab
Le Gripen du suédois Saab

Cet appareil avait été retenu par les Forces aériennes suisses pour remplacer les F-5 Tiger et épauler les F/A-18. Le programme avait toutefois été rejeté dans les urnes par le peuple suisse le 16 mai 2014. Son constructeur, le groupe suédois Saab, a annoncé à la mi-juin qu'il ne participerait finalement pas aux essais en vol prévus à la fin du mois à Payerne.

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Le F/A-18 Super Hornet de l'américain Boeing
Le F/A-18 Super Hornet de l'américain Boeing

C'est le successeur du F/A-18 qui équipe les Forces aériennes suisses depuis 1996. Malgré son appellation et son apparence, il s'agit d'un appareil entièrement nouveau, embarquant notamment deux nouveaux réacteurs plus puissants.

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Le Conseil fédéral a tenu mercredi «une première discussion» sur les projets d'acquisitions de Guy Parmelin pour les Forces aériennes suisses. Et comme l'explique le Tages-Anzeiger dans son édition du 7 septembre, des résistances sont apparues au sein du gouvernement.

Au moins trois ministres ont émis des objections, croit savoir le quotidien zurichois. Il s'agit des socialistes Simonetta Sommaruga et Alain Berset. Mais également de Johann Schneider-Ammann, membre du PLR et colonel d'Etat-major, donc peu susceptible de passer pour un anti-militariste.

Retournement de tendance

Mais le Bernois dirige également le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR), et il craint que son secteur, surtout au niveau de la formation et de la recherche, ne fasse les frais du programme d'armement de Guy Parmelin.

Les dépenses pour la formation ont pris l'ascenseur ces dernières années, conformément à la volonté du Conseil fédéral qui désirait que la Suisse reste compétitive. Durant le même laps de temps, l'armée devait se serrer la ceinture. Du moins jusqu'en 2016, lorsque le gouvernement a décidé d'ouvrir les cordons de la bourse pour les forces armées.

Une enveloppe qui gonfle

Le budget devrait donc passer de 4,7 milliards de francs actuellement à plus de cinq milliards en 2020. Le DDPS souhaite que l'effort budgétaire en sa faveur se poursuive après 2024. Auquel cas, en y ajoutant l'augmentation de 1,5% par an réclamée par Guy Parmelin, l'enveloppe annuelle devrait gonfler jusqu'à 6,7 milliards en 2032, ce qui devrait permettre de libérer près de 16 milliards de francs pour l'équipement.

Les futurs avions de combat ne représentent pas l'unique dépense massive du DDPS dans les années à venir. L'armée souhaite en effet trouver des successeurs à ses blindés Leopard II et ses obusiers M109.

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