Coronavirus et transport aérien: Les avions volent à vide pour garder des créneaux
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Coronavirus et transport aérienLes avions volent à vide pour garder des créneaux

Alors que l'épidémie de coronavirus a ralenti le trafic aérien, plusieurs compagnies aériennes font voler des «avions fantômes» plutôt que de les laisser cloués au sol.

par
cga

La semaine dernière on parlait des «bons côtés» de l'épidémie. Des images satellite de la Nasa montrant une baisse significative de la pollution en Chine, «en partie liée» au ralentissement de l'économie provoqué par l'épidémie de coronavirus, avaient ainsi été diffusées. Une partie de cette chute des émissions de gaz à effet de serre s'expliquait par l'arrêt quasi-total du trafic aérien puisque nombre d'avions sont restés cloués au sol.

«Bons côtés» du Coronavirus: la Chine respire

La Nasa a publié des images montrant une baisse du dioxyde d'azote au-dessus de la Chine avec les mises en quarantaine de villes pour cause d'épidémie de coronavirus.

Un article de Business Insider atténue cependant cet impact sur la pollution. En effet, le site du journal décrit des compagnies aériennes britanniques qui font circuler des vols «fantômes», c'est-à-dire des avions qui volent à vide, gaspillant ainsi des milliers de litres de carburant. La raison? Ne pas perdre les créneaux horaires de décollage et d'atterrissage dans les aéroports.

«Un tel scénario n'est pas acceptable»

En effet les règles européennes stipulent que les compagnies aériennes opérant hors du continent européen doivent maintenir 80% de leurs créneaux horaires alloués, au risque de les perdre au profit d'un concurrent la saison suivante. Cela a donc conduit des opérateurs de vols à dépenser des sommes énormes afin de faire voler des «avions fantômes» à destination ou en provenance de pays européens.

Face à cette situation, le secrétaire britannique aux Transports a demandé, en fin de semaine dernière, un assouplissement, voire une suspension, de cette réglementation européenne, le temps de l'épidémie afin de réduire les impacts environnementaux et économiques. «Je suis particulièrement préoccupé par le fait que les compagnies aériennes peuvent être obligées de faire voler des avions à des taux de remplissage très bas, voire vides, afin de conserver leurs créneaux horaires, s'est étonné Grant Shapps. Un tel scénario n'est pas acceptable.»

L'Association internationale du transport aérien a quant à elle estimé que l'épidémie pourrait coûter 113 milliards de dollars aux compagnies aériennes dans le monde, selon CNN.

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