Ski alpin: Les avis divergent sur les modes de sélection
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Ski alpinLes avis divergent sur les modes de sélection

Didier Défago et Patrick Küng ont obtenu leur ticket pour la descente des Mondiaux qui aura lieu samedi (19h).

par
J.-Ph. Pressl-Wenger
Vail
Didier Défago.

Didier Défago.

Carlo Janka et Beat Feuz ont pu dormir tranquille. Grâce à leurs podiums en Coupe du monde, les deux leaders de l'équipe de vitesse helvétique étaient assurés de se retrouver au départ samedi. Pour Patrick Küng, Didier Défago et Silvan Zurbriggen, il a fallu passer par une compétition entre coéquipiers.

«Personnellement, je ne m'en préoccupe pas trop, explique le dernier nommé. C'est une façon équitable de désigner les deux skieurs qui méritent d'être au départ.» Pour sa part, Didier Défago s'est engagé avec confiance dans la lutte. «Cette qualification ne me pose pas de problème, a avoué le Valaisan. Si je n'avait pas passé, c'est que je n'avais rien à faire dans une descente pour une médaille mondiale», ajoute-t-il encore avant de rappeler que les résultats réussis en Coupe du monde seront également pris en compte au moment de la décision.

La qualification interne pour le super-G de jeudi passé, avait laissé Beat Feuz sur le carreau. «Même si je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce mode de qualification, détaille le Bernois encore amer, je savais à quoi m'en tenir. J'avais une chance à saisir, je n'y suis pas parvenu.» Régulièrement à l'aise sur la «Birds of Prey», Feuz aura l'occasion de briller dans la descente.

Autre solution

Les Autrichiens aussi ont organisé une course interne pour déterminer les deux chanceux qui accompagneront Matthias Mayer et Hannes Reichelt au départ de l'épreuve reine samedi. Par contre, certains entraîneurs rechignent à utiliser ce moyen pour les dernière nominations. C'est notamment le cas de Stefan Abplanalp, entraîneur des descendeuses américaines. L'ancien technicien de Swiss-Ski estime que la performance chronométrée ne doit pas être le seul critère de sélection. «L'expérience m'a montré que si l'on organise une qualification interne, les athlètes se mettent en situation pour atteindre leur pic de forme ce jour-là, détaille le Bernois. Du coup, elles utilisent l'influx normalement réservé pour le jour de la course.»

Le coach oberlandais rappelle que l'on ne voit que rarement des skieurs qualifiés après une lutte interne décrocher une médaille. Deux récents exemples font mentir la règle. Didier Défago s'était extirpé d'une qualification interne avant de devenir champion olympique de descente à Vancouver en 2010, tout comme Dominique Gisin en 2014 à Sotchi. Espérons que l'histoire se répète pour le Morginois.

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