Etats-Unis: Les avoirs de Sulzer gelés suite aux sanctions

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Etats-UnisLes avoirs de Sulzer gelés suite aux sanctions

Le groupe industriel zurichois est contrôlé par la société Renova, aux mains de milliardaire russe Viktor Vekselberg, visé par les sanctions de Washington.

Viktor Vekselberg et son véhicule d'investissement Renova figure sur la liste des sanctions établie par le Trésor américain.

Viktor Vekselberg et son véhicule d'investissement Renova figure sur la liste des sanctions établie par le Trésor américain.

Keystone

Les avoirs du groupe industriel zurichois Sulzer sont gelés momentanément aux Etats-Unis. La mesure est la conséquence des sanctions américaines contre des oligarques et des sociétés russes.

L'information parue mercredi dans plusieurs médias alémaniques a été confirmée par le porte-parole de Sulzer Rainer Weihofen. «En raison des sanctions à l'encontre de Viktor Vekselberg, les banques américaines ont gelé nos comptes». M. Vekselberg est le milliardaire russe à la tête du groupe via son véhicule d'investissement Renova.

Pour mémoire, le gouvernement américain a imposé la semaine dernière des sanctions à l'encontre de 24 ressortissants russes, en réaction à l'ingérence supposée de Moscou dans l'élection présidentielle de 2016.

Sulzer est toujours en mesure de verser les salaires et d'honorer ses engagements auprès des fournisseurs, mais ne peut plus effectuer d'autres paiements en dollars et conclure de nouvelles affaires. La société peut continuer de servir ses clients américains, mais seulement dans la mesure où les contrats correspondants ont été conclus avant vendredi de la semaine dernière.

Sulzer a toujours bon espoir de se voir libéré des sanctions encore dans le courant de la semaine. «Nous sommes confiants», a affirmé le porte-parole dans la presse alémanique, confirmant les déclarations effectuées lundi à l'agence financière zurichoise awp.

Ce jour-là, le groupe de Winterthour (ZH) avait annoncé le rachat de 5 millions de ses propres actions à Renova, une opération censée écarter tout doute cernant l'indépendance de Sulzer par rapport à son actionnaire de référence et lui éviter d'être à son tour pris pour cible par les autorités américaines.

La transaction visait à faire passer la part de Renova dans Sulzer sous la barre des 50%. Le département américain du Trésor stipule en effet qu'une personne ou entreprise doit détenir plus de 50% dans une entité pour que cette dernière soit touchée par les sanctions américaines. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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