Nouvelles taxes: Les bagages sur easyJet vont coûter plus cher
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Nouvelles taxesLes bagages sur easyJet vont coûter plus cher

Dès mardi 5 avril, la compagnie aérienne low-cost durcit sa politique en matière de volume d'effets personnels autorisés gratuitement en cabine.

par
Grégoire Corthay
A l'instar de ce voyageur, certains clients d'easyJet au bagage de cabine jugé trop volumineux devront payer jusqu'à 60 francs par trajet pour l'emporter.

A l'instar de ce voyageur, certains clients d'easyJet au bagage de cabine jugé trop volumineux devront payer jusqu'à 60 francs par trajet pour l'emporter.

Voler léger ou passer à la caisse! Les passagers d'easyJet qui ne respecteront pas à la lettre les dimensions maximales autorisées pour l'unique bagage autorisé par personne en cabine pourraient voir le prix de leur voyage exploser.

Le bagage devra rentrer «sans forcer» dans un gabarit (56cm x 45cm x 25cm). Si ce n'est pas le cas, les effets personnels devront être enregistrés en soute. Une opération facturée 40 francs (30 euros) au check-in (comptoir d'enregistrement de l'aéroport) et 60 francs (50 euros) à la porte d'embarquement. Cela par trajet et par pièce.

A relever qu'un email «Informations importantes à l'attention des passagers pour votre réservation» envoyé à de nombreux clients d'easyJet, lundi 4 avril, les avertissait de ces augmentations mais avec les mauvais montants. Ceux-ci étaient exprimés en euros (30 et 50) et non en francs (40 et 60)!

«On veut favoriser les bons clients»

Du côté d'easyJet, on explique que ces nouveaux tarifs – de quelques francs plus cher que ceux déjà pratiqués – se veulent coercitifs. «Beaucoup de personnes tentent le diable. Pourtant la règle est claire et communiquée à nos clients: c'est une seule pièce de bagage gratuite par personne en cabine et celle-ci doit respecter des dimensions précises», note son service de presse.

«On souhaite aussi favoriser les bons clients, ceux qui préparent correctement leurs affaires. Il faut savoir qu'à chaque fois que quelqu'un arrive avec un sac estimé trop volumineux, celui-ci doit être mis en soute. Cela entraîne une manutention supplémentaire et du retard pour l'ensemble des passagers. Par ailleurs, easyJet est une des compagnies qui a les dimensions de bagages acceptés en cabine parmi les plus grandes sur le marché», précise-t-on.

Une mesure qui favorise la ponctualité

«L'introduction de taxes est de la souveraineté des compagnies pas de l'Aéroport international de Genève (dont 36%, 4,3 millions des passagers en 2010 ont été des clients d'easyJet)», relève son porte-parole, Bertrand Stämpfli. «Les taxes annoncées par easyJet ne me choquent pas. Elles permettent des gains de ponctualité. En analysant les raisons de certains retards de vols easyJet par le passé, on a constaté que ceux-ci s'expliquaient par le temps nécessaire pour que tous les passagers s'installent à bord, notamment en raison d'un excès de bagages».

«Les passagers ont intérêt à être au clairs avec ces règles, sinon le prix du vol risque d'être nettement moins attractif! Easyjet est dans son bon droit et n'est juridiquement pas attaquable», commente, pour sa part, Valérie Muster, juriste à la Fédération romande des consommateurs (FRC).

Moins de plaintes contre easyJet

«A la décharge d'easyjet, certains passagers arrivent à bord des avions encombrés de bagages de toutes sortes. Comme easyJet rogne sur les prix, le poids et l'espace impartis aux bagages prennent une importance peut-être plus grande que pour une compagnie «normale», cela explique la rigueur d'easyJet quant aux mesures à ne pas dépasser. Il y a donc une certaine cohérence de leur part, même si celle-ci peut apparaître peu démocratique pour certains», poursuit-elle.

«Il faut toutefois que la compagnie rende l'information suffisamment visible au moment de passer la commande, afin d'éviter de prendre les passagers au dépourvu au moment de l'embarquement», poursuit-elle.

«Nous recevons régulièrement des plaintes concernant easyJet, mais compte tenu du nombre de passagers qui utilisent cette compagnie, notamment à Genève, la situation n'est pas préoccupante. Elle l'a été à certains moments en 2010, mais elle s'est plus ou moins stabilisée depuis», conclut Valérie Muster.

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