Nouvel An en Italie: Les balles perdues font un mort et 3 blessés
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Nouvel An en ItalieLes balles perdues font un mort et 3 blessés

La tradition en Italie des pétards et des tirs d'armes à feu pour saluer l'arrivée de la nouvelle année a fait un mort et 354 blessés, dont 28 gravement atteints, selon le décompte de la police.

Une coutume dangereuse qui commence à être contestée.

En plein centre de Naples, un jeune homme de 25 ans est décédé après avoir reçu une balle perdue en pleine tête, alors qu'il se trouvait sur son balcon en compagnie de sa mère et que les explosions de pétards battaient leur plein dans les rues.

Dans trois villes de la région de Milan, une petite fille de 10 ans, une femme de 35 ans ainsi qu'un homme de 42 ans ont été hospitalisés après avoir été également blessés par des balles perdues, a indiqué l'agence Ansa.

Au total, 354 personnes ont été blessées dans la nuit de mercredi à jeudi, et 28 d'entre elles se trouvent dans un état grave, selon le décompte de la police publié jeudi.

Doigts perdus, mains amputées

La grande majorité des blessés ont été touchés aux mains ou au visage alors qu'ils manipulaient des pétards ou des feux de bengale artisanaux, ou qu'ils se trouvaient à proximité du lieu de leur explosion. Plusieurs dizaines d'entre eux ont perdu des doigts et certains ont même dû être amputés d'une main.

Dans la région de Naples, à Casalnuovo, la mise à feu de pétards a fait exploser le réservoir d'une automobile roulant au GPL (gaz de pétrole liquéfié) et cinq personnes ont été blessées, dont une grièvement.

En 2007, pendant la nuit de la Saint-Sylvestre, un homme était décédé après avoir été touché au coeur par une balle perdue alors qu'il dînait dans son salon. Un total de 473 personnes avaient été blessées, dont 24 grièvement.

Les policiers ont également indiqué jeudi avoir saisi un total de 294 tonnes de pétards et de matériel pyrotechnique artisanaux ou de contrefaçon, contre 165 tonnes fin 2007.

Contestation féminine

Cette tradition des pétards artisanaux et surtout des coups de feu en l'air commence à être contestée. Des centaines de Napolitaines avaient ainsi menacé de refuser de faire l'amour avec leur compagnon la nuit du 31 décembre s'il faisait exploser de tels engins ou sortait son arme à feu.

Baptisé "Se spari, niente sesso" , le comité créé par Carolina Staiano, une mère de famille de la ville de Lettere, près de Naples, avait récolté plusieurs centaines d'adhésions de femmes ces derniers jours.

"Faire exploser des pétards illégaux est dangereux, ce n'est pas faire la fête. Si votre homme ne comprend pas, alors passez aux actes et envoyez-le dormir sur le canapé", avait expliqué Carolina Staiano mercredi dans "La Stampa".

(ats)

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