Actualisé 30.06.2008 à 15:36

Les Bâlois lorgnent les urnes virtuelles genevoises

Le système
de vote par internet genevois sera d'abord utilisé pour les citoyens bâlois vivant à l'étranger.

Alors que les députés genevois sont dubitatifs sur la sécurité qu'offre leur système d'e-voting, les Bâlois ne se posent pas de questions. «Nous avons l'intention d'utiliser la logistique genevoise», affirme Juri Weiss, de l'administration online de Bâle-Ville. Le projet est à l'agenda de son gouvernement.

L'expérience sera testée, dans un premier temps, avec les Suisses de l'étranger. «Le système de votation bâlois viendrait se greffer sur le serveur genevois», explique le chancelier Robert Hensler. En d'autres termes, les «Bâlois de l'étranger» passeront par le bout du lac pour voter. Mais Genève ne recevra pas un sou. «La Confédération a financé à hauteur de 80% le coût de développement du système, explique le chancelier. En contrepartie nous devons mettre gratuitement à disposition notre technologie.»

A Genève, les députés du Grand Conseil devront se prononcer sur l'adoption de l'e-voting demain ou, au plus tard, à la rentrée. De gauche à droite, on hésite. Le projet inquiète au niveau de sa fiabilité. Ce que déplore Jacques-Simon Eggly, président de l'Association des Suisses de l'étranger. «Il faut que l'e-voting se généralise. Trop de Suisses exilés ne reçoivent pas leur matériel de vote à temps.» Actuellement ils sont près de 120 000 inscrits sur les listes électorales.

Renaud Bournoud

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