07.07.2016 à 19:48

BrexitLes banques suisses parlent d'alliance avec Londres

L'Association suisse des banquiers (ASB) est en discussion avec la Grande-Bretagne, Hongkong et Singapour, comme en 2012.

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Le président du Conseil européen Donald Tusk s'exprime lors de son arrivée au Sommet Européen spécialement dédié au Brexit à Bruxelles. (Samedi 29 avril 2017)

Le président du Conseil européen Donald Tusk s'exprime lors de son arrivée au Sommet Européen spécialement dédié au Brexit à Bruxelles. (Samedi 29 avril 2017)

Keystone
Nicola Sturgeon rédige une lettre à la Première ministre britannique dans laquelle elle souligne que «le peuple écossais doit avoir le droit de choisir son propre avenir». (Jeudi 30 mars 2017)

Nicola Sturgeon rédige une lettre à la Première ministre britannique dans laquelle elle souligne que «le peuple écossais doit avoir le droit de choisir son propre avenir». (Jeudi 30 mars 2017)

AFP
Donald Tusk a expliqué que la «relation future» avec le Royaume-Uni ne se fera uniquement quand des «progrès suffisants» auront été faits sur l'accord réglant le divorce. (31 mars 2017)

Donald Tusk a expliqué que la «relation future» avec le Royaume-Uni ne se fera uniquement quand des «progrès suffisants» auront été faits sur l'accord réglant le divorce. (31 mars 2017)

AFP

L'Association suisse des banquiers (ASB) cherche à conclure une alliance avec Londres et certaines places financières asiatiques. Après le Brexit, cette opération pourrait lui assurer un accès facilité au marché européen.

Les places financières ont plus de poids contre les régulateurs et les politiques si elles parlent d'une seule voix, a expliqué à Reuters une porte-parole de l'ASB, confirmant une information du Financial Times. L'organisation est en discussion avec la Grande-Bretagne, Hongkong et Singapour.

L'Alliance F4

Avec une sortie de l'Union européenne (UE), il devient plus difficile pour les banques et les prestataires de services financiers britanniques de distribuer leurs produits dans l'UE. Les banques suisses font déjà face à ce problème, en raison notamment des directives sur la libre-circulation des personnes, qui obligent à conclure des accords bilatéraux avec chaque pays.

Si la Grande-Bretagne s'allie à la Suisse, les banquiers helvétiques auront plus de poids. Une telle initiative a déjà été tentée en 2012, avec l'alliance F4 regroupant Londres, Hongkong, Singapour et la Suisse. Mais le projet ne s'est jamais réalisé.

«C'est le bon moment pour revenir avec cette idée», a précisé la porte-parole de l'ASB. Les places financières doivent s'harmoniser au niveau mondial, non seulement pour ce qui est de l'accès aux marchés, mais aussi sur les questions de régulation et de fiscalité. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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