Fisc italien: Les banques suisses plus mal traitées que la mafia
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Fisc italienLes banques suisses plus mal traitées que la mafia

L'Italie traite les banques suisses plus durement que la mafia, selon l'ancien procureur tessinois Paolo Bernasconi.

La procédure utilisée lors de la razzia de mercredi contre les filiales des banques suisses est unique, affirme jeudi dans un entretien au «Corriere della Sera» l'ex-magistrat aujourd'hui avocat d'affaires.

Les autorités italiennes n'ont jamais été aussi rigoureuses contre la mafia. Au ministre des finances italien Giulio Tremonti, relevant que la Suisse est toujours considérée comme un paradis fiscal en raison d'échanges d'information insuffisants, Paolo Bernasconi rétorque que la Suisse a fait de très grands pas en avant. Contrairement à ce qui se passe dans des places financières comme Londres ou New York, il n'est plus possible en Suisse d'ouvrir des comptes sans préciser l'ayant-droit économique.

A la critique sur le manque de transparence de la place financière helvétique, Paolo Bernasconi répond que la Suisse met en oeuvre depuis avril dernier l'accord international de lutte contre la fraude fiscale. A sa connaissance, ce n'est pas le cas de l'Italie.

Il ne pense cependant pas que la Suisse prendra des mesures de rétorsion contre l'instauration de l'amnistie fiscale italienne. Les deux pays sont liés depuis des années par des accords internationaux. Ils ne seront pas sacrifiés au profit de mesures de politique conjoncturelle. (ap)

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