Football: Les barrages pour l'Euro 2016, c'est maintenant
Actualisé

FootballLes barrages pour l'Euro 2016, c'est maintenant

Huit équipes, quatre qualifiés. De jeudi à mardi, la lutte s'annonce intense. «20 minutes» vous propose son analyse des forces en présence.

Le cador bosnien Edin Dzeko portera-t-il ses troupes à la qualification?

Le cador bosnien Edin Dzeko portera-t-il ses troupes à la qualification?

Vingt des vingt-quatre qualifiés pour l'Euro 2016, en France, sont connus. La Suisse en fait partie depuis un mois. Reste donc à connaître l'identité des quatre dernières nations invitées à la fête. Elles sont encore huit en course et, d'ici mardi, tout sera consommé. Le principe? Quatre confrontations directes, aller-retour, avec la règle du but à l'extérieur. Messieurs, jouez!

Norvège - Hongrie

Aller: Jeudi 12 novembre 20h45

Retour: Dimanche 15 novembre 20h45

La Norvège semble légèrement favorite de cette double confrontation, mais la Hongrie retrouve un peu de sa superbe ces derniers mois. Rien à voir avec l'équipe qui avait enchanté le monde dans les années 50 et 60, bien sûr, mais les Magyars ont investi beaucoup d'argent ces dernières années dans le renouvellement de leurs infrastructures. La Hongrie est sur le bon chemin, c'est sûr, mais la Norvège a peut-être encore une petite longueur d'avance. Une preuve? Les Hongrois n'ont pas participé à un Euro depuis 1972 et à une Coupe du Monde depuis 1986.

L'atout norvégien: L'avant-centre Marcus Pedersen est en forme. L'attaquant de Strømsgodset pourrait bien en planter un ou deux d'ici dimanche.

L'atout hongrois: Gabor Kiraly! Le légendaire portier aux pantalons gris honorera sa 100e sélection lors du match aller. On le voit bien réussir une partie de folie et préserver les chances des siens pour le retour dans une arène qui s'annonce bouillante à Budapest.

Bosnie-Herzégovine - Irlande

Aller: Vendredi 13 novembre 20h45

Retour: Lundi 16 novembre 20h45

La Bosnie, c'est bien simple, n'a jamais participé à un Euro. Cette jeune et ambitieuse nation se frotte à un concurrent historique, la République d'Irlande. Les deux confrontations promettent d'être serrées, surtout que les deux pays ont la chance d'avoir un public très fervent. A Zenica, l'Irlande découvrira un petit chaudron ultra-brûlant, tandis que l'enceinte de Dublin, plus grande, est plus impressionnante architecturalement.

L'atout bosnien: Le duo Edin Dzeko-Miralem Pjanic. Si la défense irlandaise laisse trop le champ libre au premier, il la punira instantanément. Et si Dzeko obtient un coup-franc, Pjanic le placera dans la lucarne irlandaise. Les Dragons savent la chance qu'ils ont d'avoir ces deux joueurs dans leurs rangs.

L'atout irlandais: Le retour à Dublin sera un avantage, tout comme la confiance des Irlandais, qui sont sur un nuage depuis l'accession aux barrages. Oui, ils ont perdu en Pologne, mais ils avaient battu l'Allemagne juste avant, avec un but de Shane Long. Si leur attaquant, incertain, ne pouvait pas jouer, il serait remplacé par Daryl Murphy, lequel vient de passer trois buts à Rotherham United avec son club d'Ipswich.

Ukraine - Slovénie

Aller: Samedi 14 novembre 18h

Retour: Mardi 17 novembre 20h45

Ce match de barrages a déjà eu lieu en 1999 et les Slovènes l'avaient emporté à la surprise générale. Cette fois, les Ukrainiens ont décidé de jouer à Lviv, où ils sont invaincus dans toute leur histoire (11 victoires et deux nuls). Le stade est petit à l'échelle du pays (35'000 places) et le sélectionneur Mikhaïl Fomenko compte sur le soutien du bouillant public local pour briser une terrible malédiction: l'Ukraine a perdu 100% de ses barrages, que ce soit pour l'Euro ou pour la Coupe du Monde. Le dernier échec en date, face à la France (2-0 à Kiev, 0-3 à Saint-Denis), est encore dans toutes les têtes.

L'atout ukrainien: Les deux ailiers sont en feu. Yevhen Konoplyanka (Séville) et Andriy Yarmolenko (Dynamo Kiev) passent à chaque voyage et s'apprêtent à mettre la misère à des latéraux slovènes qui ont intérêt à être bien sur leurs appuis durant 180 minutes, voire plus.

L'atout slovène: Ils ne peuvent en faire jouer qu'un à la fois, mais les Slovènes possèdent deux des meilleurs gardiens du monde. Samir Handanovic (Inter) et Jan Oblak (Atletico Madrid) peuvent éliminer n'importe qui sur deux manches. Le premier jouera, c'est sûr, et les attaquant ukrainiens se demandent déjà comment le tromper.

Suède - Danemark

Aller: Samedi 14 novembre 20h45

Retour: Mardi 17 novembre 20h45

La campagne de qualification danoise n'a rien eu de bien transcendant, au contraire. 3e du groupe I, derrière le Portugal et l'Albanie, la sélection de Morten Olsen a déçu ses partisans. Pourtant, ceux-ci se sont mobilisés dès le tirage au sort et rempliront le Parken de Copenhague au retour. Le duel du nord de l'Europe promet énormément d'étincelles même si les Suédois seront privés d'un de leurs meilleurs joueurs, Pontus Wernbloom, le milieu de terrain du CSKA Moscou, blessé.

L'atout suédois: Zlatan Ibrahimovic aime les barrages. Il y a deux ans, il avait été brillant face au Portugal de Cristiano Ronaldo, mais ce sont bien les Lusitaniens qui se sont qualifiés. Mais attention, le Suédois est traditionnellement en forme à cette période de l'année. Il devra cependant faire attention aux cartons jaunes: s'il en prend un samedi, il sera suspendu mardi.

L'atout danois: Un léger avantage psycholique, peut-être. Leur seul barrage, les Danois l'ont remporté très largement face à Israël en 1999 (8-0). C'était il y a une éternité, c'est vrai, mais toutes les dernières rencontres entre Suédois et Danois, amicale comme officielles, ont tourné en faveur des derniers nommés. (20 minutes)

Ton opinion