Actualisé 08.05.2008 à 20:26

«Les bars et les boîtes sont très prisés par les stars»

Consultant pour la TSR, Larry Huras n'a pas la langue dans sa
poche. «20 minutes» l'a vérifié pour vous.

- Larry, quelle est la plus grosse connerie que vous ayez dite à l'antenne?

- J'en ai dit tellement que je ne pourrais pas dire laquelle était la plus énorme. Mais, en fait, les plus grosses, je les dis hors antenne, sinon ça fait longtemps que j'aurais terminé ma carrière à la TSR. J'essaie d'être drôle mais aussi d'inculquer des notions de hockey aux téléspectateurs sans utiliser le jargon des professionnels.

- Votre travail principal est celui de coach. Vous êtes actuellement libre. Est-ce que vous seriez prêt à animer une émission de télé-réalité de hockey, à l'instar de ce que fait Gilbert Gress avec le football sur la TV alémanique?

- Je suis prêt à tout faire… Mais je ne crois pas que ce concept marcherait au niveau du hockey sur glace.

- Prêt à tout? Même à coacher le LHC?

- Oui, ça m'intéresserait. Depuis des années on en parle sans que ça se fasse, toujours pour des raisons de timing. Le LHC a un potentiel énorme, et le travail effectué par ses dirigeants depuis quelques années va forcément finir par payer. Lausanne va bientôt retrouver la LNA.

- Vous avez été entraîneur à Ambri, puis à Lugano. Quel est le meilleur public ?

- Oh, la question piège! Je vais utiliser mon joker! Les deux publics sont très bons et, ce qui est bien au Tessin, c'est que les gens sont directs. Ils sont prêts à t'embrasser quand tout va bien. Mais, s'ils ont l'impression que tu ne t'impliques pas assez, ils auront vite fait de te trouer. Moi, j'aime bien cette mentalité. J'ai beaucoup aimé les deux.

- Est-ce que vous seriez prêt à endosser un rôle de sélectionneur national. Par exemple pour la France?

- Oui, bien entendu que ça m'intéresserait, mais plus tard. Pour l'instant, j'ai trop d'énergie et j'aime trop la routine du coaching, voir les joueurs progresser après le travail quotidien. Un poste de sélectionneur est plus politique. Il faut aller voir des matches, serrer des mains. Ces facettes du métier m'intéressent moins. J'ai besoin de passer beaucoup de temps sur la glace. Mais, peut-être qu'un jour, j'en aurai assez. J'aurai l'impression d'avoir fait le tour.

- La Mongolie, matricule 48 de la hiérarchie mondiale, aurait bien besoin d'un conseiller technique de votre trempe. Vous y allez?

- Je ne dirais pas non pour y partir une semaine. J'aime bien rencontrer les gens et parler de hockey. Je pense que ça pourrait être très intéressant. Donc si vous avez un contact avec les dirigeants mongoles, n'hésitez pas à leur donner mon adresse e-mail.

- Une semaine, mais pas plus?

- Ecoutez j'ai vu les filles de Mongolie… Alors, merci!

- On parlait de vous pour reprendre un club en Islande. C'est un gag ou pas?

- J'ai effectivement rencontré un délégué islandais l'an dernier. J'étais à une table avec des amis danois, et il y avait ce personnage que je ne connaissais pas. Il n'y a que trois équipes dans le championnat islandais et, comme un quatrième club était en train d'être mis sur pied, la place de coach était encore vacante. On a beaucoup plaisanté avec ça. Mais, concrètement, l'Islande est un pays où les montagnes sont trop petites et les possibilités pour le ski sont trop limitées. Donc pas question d'y aller.

- Danny Kurmann et Chris McSorley règlent leurs comptes à la boxe. Vous miseriez sur qui?

- Sur McSorley, parce que Kurmann est un gentleman qui n'oserait peut-être pas frapper… Alors que McSorley n'en est pas un.

- Pour revenir à des choses plus sérieuses, pensez-vous que l'équipe de Suisse peut décrocher une médaille cette année?

- Jusqu'ici, j'ai toujours répondu: jamais! Mais, cette année, il me semble que le coup est jouable. La force collective de la Suisse m'a impressionné. Alors que les grosses nations tablent plutôt sur leurs individualités. De plus, la discipline qu'impose Ralph Krueger à sa troupe pourrait être payante surtout ici à Québec. La nuit, les bars et les boîtes sont très prisées par les joueurs des grandes nations. Sur une rencontre, ce genre de détail peut être déterminant.

- Vous m'avez l'air particulièrement bien informé sur la vie nocturne québécoise...

- C'est normal, Laurent Bastardo et Christophe Cerf m'en parlent tout le temps.

Marc Fragnière, Québec

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!