Genève: Les bars punis ont dix jours pour infléchir l'Etat

Actualisé

GenèveLes bars punis ont dix jours pour infléchir l'Etat

Les restrictions d'horaire imposées par le Service du commerce sont très mal comprises. Son chef s'explique et réclame des actes.

par
Jérôme Faas
Alain Lavergnat et sa fille Céline, patrons de l'Intimiste, petit café isolé au pied des tours de Carouge, montrent le refus notifié par le Service du commerce. Cette décision négative les interloque.

Alain Lavergnat et sa fille Céline, patrons de l'Intimiste, petit café isolé au pied des tours de Carouge, montrent le refus notifié par le Service du commerce. Cette décision négative les interloque.

Après le bâton, la carotte. «Rien ne nous empêche de prendre une autre décision», affirme Jean Genolet, patron de l'entité qui délivre les autorisations d'exploiter (Scom). Les bistrots dont la demande d'ouverture après minuit a été rejetée ont une grosse semaine pour réagir. «Nous attendons dans ce délai des engagements précis, écrits, signés.»

Fermé le soir et le weekend, mais quand même ciblé

Nombre des 28 lieux sanctionnés ne saisissent pourtant pas le blâme. Les patrons de l'Intimiste, petit café isolé au pied des tours de Carouge, tombent ainsi des nues: ils sont fermés soir et weekend, sauf occasion comme la Saint-Valentin. «Nous avons sollicité une dérogation pour être en règle au cas où. La police municipale nous assure n'avoir enregistré aucune plainte à notre encontre. C'est injuste.»

Un «cas concret» fonde chaque refus, dit le Scom

D'autres restaurants peu connus pour aimanter les noctambules sont eux aussi interloqués. Jean Genolet assure, lui, qu'un «cas concret» fonde chaque refus: «plainte pénale, de voisin, rapport de police ou pétition. Mais parfois, les tenanciers ne sont pas au courant de ces éléments.» Et de noter que le Scom est autorisé à se montrer «plus restrictif que l'avis de la police, mais pas plus souple.»

L'Elephant dans la Canette, très chanceux

Il existerait aussi des logiques de rue. A celle de l'Ecole-de-Médecine, bondée, «identifier la source des nuisances» est ardu. D'où un refus massif, auquel échappe pourtant l'Elephant dans la Canette, qui déborde chaque soir. «Son emplacement en bout d'artère le sauve: le bruit se diffuse sur la plaine de Plainpalais.» Vendredi soir, il pourra ouvrir tard, pas ses voisins: la décision du Scom est entrée en force.

Ton opinion