Les bidonvilles bientôt privés d'eau

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Les bidonvilles bientôt privés d'eau

Le manque d'eau potable dans les mégapoles des pays en développement devient un sujet incontournable.

Cette pénurie est même devenue le thème dominant du Forum mondial urbain de l'ONU, qui se déroule cette semaine à Vancouver, dans l'Ouest canadien. D'autres points importants pour l'avenir des villes, comme leur croissance démographique ou leur santé économique et financière, ont du coup été relégués au second plan.

L'eau polluée est en cause dans le tiers des maladies connues dans le monde, elle freine le développement économique, dégrade l'environnement et est source de conflits locaux et régionaux, ont insisté plusieurs des experts présents.

Les habitants des bidonvilles sont ceux qui souffrent le plus de la pollution de l'eau, et les choses risquent de ne pas s'arranger, car 60% des habitants de la planète habiteront en ville en 2020, contre 50% actuellement. Le plus inquiétant est que 38% de la croissance démographique urbaine actuelle a justement lieu dans des bidonvilles privés d'eau et de tout-à-l'égoût, indique un rapport des Nations Unies publié en début de semaine.

Officiellement, 95% des villes de la planète offrent de l'eau à leurs habitants, mais «ce chiffre est trompeur», puisque, dans les faits, seulement 37% des Africains, 70% des Asiatiques et 71% des Latino-Américains ont accès à l'eau potable, selon Eduardo Moreno, chef de l'Obervatoire urbain d'ONU Habitat.

(afp)

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