Hockey sur glace - Les Blackhawks n’ont pas soutenu des joueurs abusés sexuellement

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Hockey sur glaceLes Blackhawks n’ont pas soutenu des joueurs abusés sexuellement

Lors des éliminatoires de la Coupe Stanley en 2010, la direction des Blackhawks aurait refusé de déposer un rapport dénonçant deux agressions sexuelles sur deux de leurs joueurs à la police.

Le logo des Blackhawks de Chicago, ici sur le maillot du gardien.

Le logo des Blackhawks de Chicago, ici sur le maillot du gardien.

USA TODAY Sports

Une sale histoire pour les Blackhawks. Selon un proche du dossier, les instances dirigeantes de la franchise de Chicago n’auraient pas complètement protégé certains de leurs joueurs. Les faits remontraient à 2010, alors que l’équipe était engagée dans les play-off de la Coupe Stanley.

L’histoire refait surface actuellement puisqu’un procès a été intenté le mois dernier devant le tribunal de l’Illinois par un ancien joueur des Blackhawks qui est resté anonyme. Ce dernier avance dans la plainte que l’équipe a ignoré ses allégations, ainsi que celles d’un coéquipier, selon lesquelles l’assistant-vidéo Brad Aldrich aurait abusé d’eux sexuellement. Selon lui, l’agresseur lui a aussi envoyé des SMS inappropriés et l’a menacé physiquement, financièrement et émotionnellement pour en tirer des faveurs sexuelles.

Des faits prescrits

L’actuel porte-parole des Blackhawks a pour le moment refusé tout commentaire, soulignant qu’il s’agissait d’une affaire en cours. C’est plutôt l’avocat de l’équipe John Stiglich qui s’est positionné, en soutenant que cette affaire devait être classée car elle était prescrite. Il avance que dans l’Illinois, les victimes d’abus sexuels disposent de 300 jours pour déposer une plainte.

Selon le média américain «TSN», leur contact proche du dossier aurait déclaré qu’à l’époque, les joueurs avaient aussi essayé de contacter un policier. Ce dernier leur aurait recommandé de solliciter le psychologue de l’équipe pour mettre en place un suivi. Mais selon les dires des joueurs, l’expert aurait plutôt tenté, et réussi dans un cas de figure, à convaincre les joueurs que l’agression était de leur faute.

Ils ont ensuite essayé d’alerter l’échelon supérieur. Cela aurait eu comme effet la convocation d’une réunion de la direction des Blackhawks durant laquelle la demande de signalement de cette agression a été rejetée.

Récidiviste

Brad Aldrich, l’agresseur présumé, n’a quant à lui pas été inquiété. Il est resté avec l’équipe de Chicago jusqu’à la fin de la saison, posant même avec la Coupe Stanley. Il a ensuite quitté l’équipe, avançant rechercher de nouvelles opportunités, puis s’est engagé dans l’équipe olympique américaine. En 2012, il est a été embauché à l’Université de Miami à Oxford, dans l’Ohio.

Un an plus tard, au mois d’octobre, il est accusé et reconnu coupable de conduite sexuelle criminelle, après un incident impliquant un joueur de 17 ans qu’il entraînait. Il a toujours avancé que la victime était consentante.
Il a été condamné et a purgé sa peine de 9 mois d’emprisonnement, passant sa période de probation en 2019 et est enregistré en tant que délinquant sexuel dans le Michigan.

Les Blackhawks ont aussi été attaqués en justice par une autre victime, qui argumente que c’est grâce à la lettre de référence positive délivrée par le club qu’Aldrich a eu l’opportunité de l’agresser.

(Sport-Center)

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