formation: Les boss paieront les tests exigés des futurs apprentis
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formationLes boss paieront les tests exigés des futurs apprentis

Les épreuves pour recruter les futurs apprentis vivent-elles leur derniers jours? C'est ce qu'espère un élu.

par
Joël Burri

Pour décrocher une place d'apprentissage, nombre de jeunes effectuent un test d'aptitudes auprès d'entreprises telles que Basic-check ou Multicheck. Les candidats de cette année pourraient bien être les derniers à payer eux-mêmes cette évaluation. La nouvelle loi sur la formation professionnelle prévoit que les entreprises qui l'exigent paient le coût de l'épreuve.

«Difficile de dire quand cette loi entrera en vigueur, commente le député socialiste et syndicaliste Jean-Christophe Schwaab. Mais les jeunes qui chercheront une place dès le printemps prochain en profiteront.» L'élu a régulièrement pris la parole contre ces tests coûtant entre 70 et 150 fr. «Quand les entreprises paieront, elles s'y intéresseront et se rendront compte qu'ils sont mauvais. Les associations professionnelles organiseront des tests spécifiques», espère-t-il.

Yann, un apprenti de 21 ans qui en a passé un il y a quelques années, témoigne: «Ce test a permis de départager plusieurs candidats. L'entreprise qui nous l'a demandé a été cool et nous l'a remboursé. Ce sont vraiment des connaissances de base qui sont évaluées.» Responsable romande de Basic-check, Alice Gubler est confiante: même si elles doivent payer, les entreprises feront appel à la sienne. «Elles évitent ainsi l'organisation d'examens. Et nos test sont neutres, indépendants, et validés scientifiquement.»

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