Crise de la dette : Les Bourses saluent l'accord pour sauver l'euro

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Crise de la dette Les Bourses saluent l'accord pour sauver l'euro

Les mesures adoptées jeudi matin par les dirigeants européens pour enrayer la crise de la dette en zone euro ont galvanisé les Bourses européennes.

Toutes les Bourses européennes ont ouvert en forte progression, les valeurs bancaires, très malmenées jusqu'ici, s'envolant.

La Bourse suisse n'échappait pas à la tendance de fond. Vers 10h05, l'indice de ses valeurs vedettes, le Swiss Market Index (SMI), s'appréciait de 1,75% à 5800 points, non sans avoir pris près de 2,3% dans les premiers échanges.

Ailleurs au même moment, en particulier dans la zone euro, les envolées étaient beaucoup plus marquées. A Paris, la hausse atteignait 3,84%, à Francfort 3,61%, à Milan 3,35% et à Madrid 3,02%. A Londres, elle affichait 1,72%.

A Francfort, les actions de la Deutsche Bank se sont envolées de 10% et celles de la Commerzbank de 8%. A Paris, Société Générale grimpait de 13,51%, Crédit Agricole de 12,85% et BNP Paribas de 12,71%. A Milan également, les valeurs bancaires figuraient parmi les plus fortes progressions, Intesa Sanpaolo bondissant de 6,10% et UBI Banca de 4,57%.

Accord trouvé

L'accueil a également été très favorable sur les places financières asiatiques, la Bourse de Tokyo terminant sur une ascension de 2,04%.

La zone euro est parvenue dans la douleur à boucler jeudi matin un plan anticrise censé assurer sa survie.

Un accord a d'abord été conclu avec les banques qui porte sur un renoncement de 50% de leurs créances, soit 100 milliards d'euros (122 milliards de francs) sur un total d'endettement public de la Grèce de 350 milliards d'euros.

Athènes recevra en outre de nouveaux prêts de l'Europe et du Fonds monétaire international (FMI) de 100 milliards d'euros également d'ici à fin 2014, dans le cadre d'un programme qui remplace celui de 109 milliards d'euros décidé le 21 juillet.

En échange de l'effort demandé au secteur bancaire, un accord a été trouvé pour recapitaliser les établissements qui en auraient besoin.

Concrètement, les besoins ont été chiffrés à 106 milliards d'euros par l'Autorité bancaire européenne (EBA). Toutefois, les marchés estiment qu'ils sont nettement supérieurs et le FMI a parlé de 200 milliards d'euros.

Au-delà, les responsables européens ont décidé de démultiplier la puissance de feu de leur Fonds de secours financier pour les pays en difficulté en la portant à 1000 milliards d'euros dans un premier temps.

Cette enveloppe doit permettre d'éviter que la crise de la dette ne gagne l'Italie et l'Espagne. Enfin, les pays de la zone euro ambitionnent d'adopter d'ici à fin 2012 des «règles d'or» budgétaires à ancrer dans leurs législations. (ats)

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